Maxime Huard
Agence QMI

L'ombre de Stephen Harper plane sur le congrès libéral

L'ombre de Stephen Harper plane sur le congrès libéral

Photo d'archives Reuters

Maxime Huard

HALIFAX | Chauffés dans les sondages par les conservateurs d'Andrew Scheer, les libéraux ont jeté les gants vendredi et dévoilé un pan de leur stratégie en vue des élections de 2019: tenter de dépeindre le chef de l'opposition comme une copie de l'ex-premier ministre Stephen Harper.

Dans le cadre de son congrès à Halifax, le parti a distribué vendredi une panoplie d'articles comparant Andrew Scheer à son prédécesseur : des macarons «Harper 2019», de fausses pièces de monnaie représentant Andrew Scheer sous la mention «In Harper We Trust», et même un «miroir Scheer» montrant le visage de Stephen Harper.

Si le whip Pablo Rodriguez maintient que les libéraux feront campagne sur leur bilan en 2019, ses propos ne laissent aucun doute sur l'angle d'attaque qu'ils prioriseront contre le Parti conservateur (PCC).

«Ça demeure le parti de Stephen Harper. La majorité des gens qui sont là aujourd'hui étaient là à l'époque. C'est un parti idéologiquement très à droite, comme l'était celui de Stephen Harper. C'est la même chose», a-t-il insisté.

«La réalité, c'est que M. Scheer veut nous ramener à l'époque du gouvernement Harper», a affirmé de son côté la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, citant notamment les dossiers des armes à feu et de l'aide aux familles.

La tactique n'est sans doute pas étrangère à l'hiver difficile qu'a connu le PLC, marqué par la débâcle du voyage en Inde, qui a permis au PCC de réduire l'écart dans les sondages. Le chef Andrew Scheer a d'ailleurs lancé cette semaine une opération de charme auprès des électeurs québécois, où le PLC reste largement en avance.

Vent de panique chez les libéraux? Pas du tout, selon Mélanie Joly. «On est très confiants, mais on ne prend jamais rien pour acquis», a-t-elle assuré.

De son côté, le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, croit même que la prochaine élection pourrait être «plus facile», maintenant que le parti a des réalisations à son actif et que son chef Justin Trudeau est maintenant mieux connu.

«On a démontré à quel point on peut faire des choses positives», a souligné M. Duclos, exprimant du même souffle sa «frustration» de voir que «les conservateurs sont encore dans le vieux mode de pensée pré-2015».

La veille, dans un discours inaugural ponctué de salves envers les conservateurs, le ministre Marc Garneau avait statué que les électeurs auraient en 2019 le choix de continuer d'aller de l'avant ou de faire «un énorme bond vers l'arrière».



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