Agence QMI
Agence QMI

Accrochage sur Twitter: Maxime Bernier rejette les excuses d'une députée libérale

Accrochage sur Twitter: Maxime Bernier rejette les excuses d'une députée libérale

Maxime Bernier Photo d'archives, Agence QMI

Agence QMI

OTTAWA - Maxime Bernier a rejeté lundi les excuses d'une députée libérale qui l'avait sermonné et sommé de se taire sur Twitter, après une prise de bec au sujet des mesures budgétaires pour les minorités ethniques.

Le député conservateur a mis le feu aux poudres vendredi en commentant un gazouillis du ministre de l'Immigration, Ahmed Hussen, qui célébrait les mesures prévues dans le budget 2018 pour les Canadiens «racialisés».

«Je pensais que lutter contre la discrimination avait pour but de traiter tout le monde de la même façon. Pas de catégoriser certains Canadians (sic) comme "racialisés". C'est quoi ce jargon horrible? Une autre façon pour les libéraux de créer des divisions qu'ils pourront exploiter?» a confié Maxime Bernier.

Ahmed Hussen a d'abord répondu en critiquant l'approche «je ne vois pas la couleur» de l'élu conservateur. «Cela signifie que le [Parti conservateur] soutient le statu quo en niant les expériences subies par les gens qui vivent avec le racisme au quotidien», a réagi le ministre libéral.

Piquée au vif, la députée libérale Celina Caesar-Chavannes a, quant à elle, invité le conservateur à s'informer sur le sujet, plaidant qu'il contribuait au racisme en suggérant que la société ne devrait pas tenir compte des différentes identités.

«Admettez votre privilège et taisez-vous», a-t-elle tranché.

Après s'être fait rappeler par Maxime Bernier que la liberté d'expression faisait partie des fondements de la démocratie canadienne, la politicienne ontarienne a finalement admis être allée trop loin lundi matin.

«Je suis capable de l'admettre quand j'ai tort. Limiter la discussion sur cet enjeu important en vous disant de vous taire n'était pas cool. Si vous voulez, discutons-en quand nous serons de retour à Ottawa», a proposé Mme Caesar-Chavannes.

Le député de Beauce a rapidement opposé une fin de non-recevoir à l'offre de son adversaire libérale. «Je ne crois pas que nous pourrons trouver de terrain d'entente. Vous et le ministre Hussen avez laissé entendre que je suis raciste parce que je veux vivre dans une société où tout le monde est traité de la même façon et non défini par sa race», a-t-il expliqué.

En tant que Québécois francophone, M. Bernier s'est dit sensible aux notions d'identité, mais il estime que les mesures étatiques basées sur la race, le genre ou l'identité sexuelle contribuent à «balkaniser» la société.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos