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Trudeau surnommé affectueusement «Petite patate» par les Chinois

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Même si les négociations sur le libre-échange entre le Canada et la Chine sont loin de se dérouler rondement, Justin Trudeau peut se consoler: il jouit en effet d'un fort capital de sympathie parmi la population chinoise.

Signe de sa popularité, le premier ministre canadien est affectueusement surnommé «Petite patate» dans l'empire du Milieu, où il effectue ces jours-ci une visite officielle. Ce surnom vient de la ressemblance de son nom avec le mot «patate» en mandarin.

«C'est la visite de Petite patate», s'est amusé Bernard Drainville, à l'émission «La Joute», à LCN, qui remercie un téléspectateur - qui a habité en Chine et qui parle le mandarin - de lui avoir donné une petite leçon de langue.

«Actuellement, les Chinois ont donné ce surnom très affectueux à Justin Trudeau, car en mandarin, patate se prononce to-dow», a expliqué le jouteur, en provoquant les rires de ses acolytes de «La Joute» et de son animateur, Paul Larocque.

Bernard Drainville a ensuite précisé que le père de Justin, Pierre Elliott Trudeau, qui a établi des relations diplomatiques avec la Chine en 1970, était surnommé «Patate supérieure», également pour des raisons de consonance.

«Son monde idéalisé»

Quant au travail accompli, le premier ministre canadien et son homologue chinois, Li Keqiang, ont signé lundi trois accords commerciaux. Pékin a toutefois préféré annuler le point de presse qui était prévu avec Justin Trudeau.

La façon de faire «à la Trudeau» n'est pas étrangère à la réponse de ses hôtes, estime le commentateur politique Luc Lavoie.

«Trudeau arrive à la table avec ses espèces de visions de son monde idéalisé et il dit aux Chinois: "je veux un traité, mais je veux que les normes sur les travailleurs soient plus ou moins celles du Canada". Puis, l'égalité des genres et toutes ces affaires-là.»

«Les Chinois lui répondent: "écoute mon Justin, nous autres, on a 1,4 milliard d'habitants et dans les 25 dernières années, on en a sorti 700 millions de la pauvreté. Or, tu ne viendras pas nous dire comment on vit, tu ne viendras pas nous appliquer tes valeurs, parce que nous avons les nôtres et nous avons une réalité qui est unique au monde. On va gérer nos affaires comme on l'entend"», a-t-il poursuivi.

La situation a tout de même de quoi jouer en faveur de Justin Trudeau, croit la jouteuse Caroline St-Hilaire, «parce qu'il va pouvoir dire qu'il a parlé des droits humains.» «Il plait ainsi à son électorat et, en même temps, pour les gens d'affaires, il leur dit: "j'ai essayé, mais ce sont eux qui ne veulent pas".»



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