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Présence de cannabis: un test pas invasif, assure Alco Prévention Canada

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MONTRÉAL - Le dépôt du projet de loi encadrant la légalisation du cannabis jeudi à l'Assemblée nationale soulève plusieurs questions relativement à la conduite avec les facultés affaiblies par la drogue et le dépistage, le gouvernement ayant opté pour la tolérance zéro.

Des conducteurs qui ont fumé un joint le dimanche soir pourraient-ils voir leur permis être suspendu pendant 90 jours - comme le prévoit le projet de loi - s'ils sont arrêtés le lundi matin alors qu'ils sont en direction du travail et qu'ils ne sont plus intoxiqués? C'est que le THC, la substance psychoactive présente dans le cannabis, et celle qui provoque l'effet recherché par les consommateurs, demeure dans la salive et même dans les tissus humains, ce qui pourrait compliquer la tâche des forces de l'ordre sur le terrain.

Il existe des tests salivaires, comme ceux qui sont proposés par l'entreprise Alco Prévention Canada. «C'est un test extrêmement populaire depuis quelques années», a expliqué le directeur général d'Alco Prévention Canada, Stéphane Morais, vendredi, sur le plateau de Mario Dumont à l'antenne de LCN.

«On l'utilise sur les routes et les consommateurs qui veulent savoir s'ils dépassent un certain seuil. Les employeurs aussi, mais on ne peut pas tester tout le monde. On peut tester les employés qui occupent des postes critiques au niveau de la sécurité ou ceux envers qui on a des doutes.»

De plus en plus de parents font aussi appel aux services de son entreprise, selon M. Morais. «Beaucoup de parents s'informent de la consommation de cannabis chez les jeunes», a-t-il dit, en soulignant que certains «appellent en détresse» parce qu'«ils veulent savoir ce qui se passe avec leur jeune».

Comment ça fonctionne?

Le test salivaire permet de détecter la présence de THC dans la salive des personnes testées. On frotte l'intérieur de la joue et on laisse le tampon dans la bouche pendant environ trois minutes, a expliqué M. Morais. Ensuite, on remet le tampon dans le tube de transport pendant cinq minutes.

«Si une barre rouge n'apparaît pas, c'est qu'il y a présence de drogue [consommée] dans les 10 dernières heures par exemple», a dit M. Morais, en spécifiant que le test de son entreprise permet de repérer six drogues, dont le THC.

«Ce qui est le «fun» avec le test salivaire, c'est qu'on n'entre pas dans la vie personnelle des gens. On va chercher, au cours des 10 dernières heures, s'il y a présence de THC dans la salive des gens. Ce n'est pas invasif, on ne peut pas tricher», a-t-il indiqué.

Pour ce qui est des consommateurs réguliers et ceux qui consomment sur une base quotidienne, se peut-il que leur salive ou leurs tissus humains contiennent en permanence du THC? Serait-il alors impossible pour eux de conduire?

«Je ne suis pas en mesure de vous répondre. Ça pourrait. Souvent, je pose des questions à des médecins réviseurs et ce n'est pas toujours clair», a dit Stéphane Morais, qui croit qu'il s'agit d'enjeux scientifiques.



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