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Le Canada accusé de saboter le Partenariat Transpacifique

Le Canada accusé de saboter le Partenariat Transpacifique

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L'absence de Justin Trudeau à une «rencontre cruciale» de dirigeants pourrait avoir porté un coup dur à la relance du Partenariat Transpacifique (TPP), croient des médias australiens.

Pour rappel, malgré le désistement des États-Unis, une dizaine de pays, dont le Canada, le Japon et l'Australie, continuent de travailler sur une nouvelle version du Partenariat transpacifique (TPP). La Nouvelle-Zélande, le Mexique, Brunei, le Chili, la Malaisie, le Pérou, Singapour et le Vietnam participent aussi aux discussions.

Les leaders des pays du TPP avaient prévu une rencontre, en marge d'une réunion des dirigeants du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), qui se tient dans la ville vietnamienne de Da Nang.

Les médias australiens rapportent toutefois vendredi que le premier ministre Trudeau ne s'est pas présenté à cette «rencontre cruciale» alors les négociateurs planchaient toujours sur une nouvelle version de cet accord.

«Il y avait plusieurs dirigeants malheureux qui restaient assis là», a déclaré un officiel australien qui participait à la réunion au journal australien «Sydney Morning Herald». Les dirigeants australiens et d'autres pays seraient d'ailleurs furieux de la situation.

«Les Canadiens ont tout gâché», a confié une source au ABC News 24.

Peu avant la rencontre, M. Trudeau aurait soulevé ses inquiétudes auprès du premier ministre japonais Shinzo Abe qui préside la réunion.

La première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Arder, a dit qu'elle avait l'impression que le Canada s'était retiré des négociations, selon le «New Zealand Herald».

Alors que plusieurs rumeurs d'une entente conclue circulaient dans les dernières heures, le ministre fédéral du Commerce international, François-P Champagne, avait remis les pendules à l'heure. «Malgré les informations qui circulent, il n'y a pas d'accord de principe sur le TPP», avait-il fait savoir sur Twitter, jeudi.

Vendredi, son bureau a souligné que le ministre Champagne était toujours à la table des négociations. «Nous l'avons déjà dit, nous ne sommes pas pressés de conclure un accord. Il y a toujours des enjeux pour plus d'un pays, et le Canada en est un. On travaille fort pour les Canadiens et les emplois dans des secteurs clés comme l'industrie automobile, l'agriculture, la culture et la propriété intellectuelle.»

L'accord commercial entre les 11 pays pourrait contribuer à relancer le commerce entre le Japon et le Canada, qui stagne depuis des années.

En 2013, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 24,4 milliards $, dont 13,7 milliards $ en importations. Il s'agit du cinquième plus important partenaire d'affaires du Canada et du deuxième en Asie, après la Chine, selon des données du gouvernement canadien.

Conclu à l'automne 2015, le Partenariat transpacifique n'est finalement jamais entré en vigueur. Les États-Unis avaient décidé de s'en retirer avec l'arrivée du président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, l'hiver dernier.



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