Maxime Huard
Agence QMI

Netflix: Ottawa reste évasif au sujet des intentions de Québec

Netflix: Ottawa reste évasif au sujet des intentions de Québec

Photo d'archives, Agence QMI

Maxime Huard

OTTAWA | Le ministre fédéral des Finances Bill Morneau a refusé mercredi de dire s'il était ouvert à taxer Netflix, comme lui a demandé dans une lettre envoyée la veille son homologue québécois Carlos Leitão.

«Je vais parler avec mes collègues», s'est contenté d'affirmer M. Morneau à son arrivée au caucus libéral.

Le ministre des Finances du Québec lui a fait savoir mardi qu'il entreprendrait des démarches pour imposer la TVQ aux utilisateurs de Netflix et qu'il aimerait voir le fédéral faire de même.

Le plaidoyer de M. Leitão ne semble pas près de convaincre le gouvernement Trudeau, qui a annoncé en septembre une entente de 500 millions $ avec le service de diffusion en ligne. L'accord prévoit des investissements dans la production, mais ne soumet Netflix à aucune taxe, contrairement aux diffuseurs traditionnels.

«C'est une discussion importante. [...] Le gouvernement du Canada a annoncé qu'il allait être un partenaire solide dans la communauté internationale pour faire avancer cette discussion», a affirmé de son côté le ministre de la Famille, Jean-Yves Duclos.

Ce dernier a ajouté que le gouvernement est à l'écoute des différents points de vue dans ce dossier, tant celui d'entrepreneurs comme Peter Simons que celui de la Chambre de commerce de Québec, qui ont critiqué l'entente avec Netflix.

En dépit de l'intention du ministre québécois, l'opinion des conservateurs au sujet de la taxation ne changera pas. «On n'aime pas les taxes, comme vous le savez, mais si M. Morneau a fait une exception pour Netflix, il doit faire une exception pour les autres. Le ministre a deux choix, taxer ou pas taxer», a déclaré le député de Beauce, Maxime Bernier, qualifiant d'inéquitable l'actuel régime à deux vitesses.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos