Christopher Nardi
Journal de Montréal

Le premier déficit pour Trudeau moins gros que prévu

Christopher Nardi

OTTAWA | Les Libéraux de Justin Trudeau ont terminé leur première année au pouvoir avec un déficit budgétaire de pas moins de 17,8 G$. Une baisse de 5 G$ comparativement aux premières prévisions, mais un montant qui défonce toujours la limite de 10 G$ promise durant la dernière campagne électorale.

C'est ce qu'on apprend dans le dernier rapport financier annuel 2016-2017 publié par le ministère des Finances mardi matin. Ce document sert à dévoiler les dépenses et revenus réels du gouvernement à la fin d'une année fiscale et de les comparer aux prévisions annoncées dans le budget.

Selon le ministère, le Canada différence par rapport au déficit prévu de 23 G$ s'explique notamment par un bond imprévu de 1,4 G$ en revenus supplémentaires de TPS et impôts reçus grâce à une croissance économique «plus forte que prévue». Cela est dû entre autres par une relance des marchés pétroliers internationaux.

De l'autre côté, les dépenses pour des programmes ont été plus petites que prévu (de 3,7 G) à cause de transferts qui ne se sont finalement pas avérés au niveau des infrastructures et une diminution des coûts de gestion de la Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent.

Le manque à gagner accumulé durant cette première année sous Justin Trudeau défonce toutefois le montant promis par le député de Papineau durant la campagne électorale de 2015. En effet, le dirigeant du Parti libéral avait alors promis un premier déficit qui ne dépasserait pas le 10 G$ de dollars.

Le déficit 2016-2017 est un bond faramineux comparativement à l'année précédente, où le gouvernement de Stephen Harper avait présenté un budget à saveur électorale. En 2015-2016, le déficit a été d'à peine 1 G$.

Toujours selon le rapport, la différence s'explique principalement par une augmentation des dépenses du fédéral de près de 15 G$, surtout en transferts d'argent vers les provinces et les individus.

Rappelons que Trudeau a bonifié les prestations aux enfants via l'Allocation canadienne pour enfants et les prestations d'assurance-emploi.

Avenir international incertain

Or, le rapport s'inquiète notamment de l'avenir économique et politique mondial, notamment aux États-Unis.

«Il reste des incertitudes et des risques importants entourant les économies mondiales et nationales. Pour le Canada, il subsiste au premier plan une incertitude autour des principaux éléments des politiques économiques, budgétaires et commerciales des États-Unis», peut-on lire dans le document.



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