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Justin Trudeau critiqué par une sommité de la lutte contre le réchauffement climatique

Justin Trudeau critiqué par une sommité de la lutte contre le réchauffement climatique

Le militant fustige Justin Trudeau l'accusant de faire la promotion de nouveaux pipelines à travers le Canada et les États-Unis pour transporter encore plus de pétrole des sables bitumineux de l'Alberta.Matthew Usherwood/AGENCE QMI

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LONDRES - Bill McKibben, une sommité de la lutte mondiale contre le réchauffement climatique, tire à boulets rouges sur le premier ministre Justin Trudeau dans une lettre d'opinion publiée dans le journal britannique «The Guardian» lundi.

Le journaliste, auteur et militant américain écrit que Donald Trump est «un sale type et n'est pas plaisant à regarder, mais [qu'] au moins il n'est pas un formidable hypocrite lorsqu'il est question de changements climatiques».

M. McKibben compare MM. Trump et Trudeau, et dit que le premier ministre canadien «est à bien des égards l'anti-Trump», mais que la grande attention dont bénéficie le président américain fait en sorte que «les autres dirigeants du monde peuvent s'en tirer à bon compte avec pratiquement n'importe quoi».

L'auteur de la lettre, cofondateur de l'organisme de défense de l'environnement 350.org et récipiendaire du Right Livelihood Award (connu aussi sous le nom de prix Nobel alternatif) soutient qu'en matière de changements climatiques, Justin Trudeau «est un frère» du nouveau locataire de la Maison-Blanche.

Mais, pas dans le discours, précise Bill McKibben, soulignant que Justin Trudeau et ceux qui travaillent pour lui disent les bonnes choses, qu'«ils sont spécialistes d'amener les autres à les dire aussi», mais que «ces mots n'ont pas de sens si vous continuez à dénicher davantage de carbone et à le vendre aux gens pour le brûler». «Et c'est exactement ce que Trudeau fait.»

Le militant fustige Justin Trudeau l'accusant de faire la promotion de nouveaux pipelines à travers le Canada et les États-Unis pour transporter encore plus de pétrole des sables bitumineux de l'Alberta, «qui est un des plus gros désastres climatiques sur la planète». Il dénonce en outre le fait que le premier ministre canadien soit allé à un événement de l'industrie pétrolière il y a quelques semaines à Houston et qu'il ait reçu une ovation debout pour avoir dit qu'«aucun pays ne trouverait 173 milliards de barils de pétrole pour simplement les laisser enfouis dans le sol».

M. McKibben souligne que 173 milliards de barils est la quantité estimée de pétrole exploitable dans les sables bitumineux de l'Alberta. «Cela veut dire que le Canada, qui représente un demi de un pour cent de la population de la planète, réclame le droit de vendre la quantité de pétrole qui représente le tiers du budget carbone restant de la Terre», dénonce-t-il.

Bill McKibben, qui blâme aussi les contradictions du premier ministre de l'Australie, Malcolm Turnbull, en matière de changements climatiques, conclut sa lettre d'opinion dans «The Guardian» en disant que Trump encourage l'industrie des combustibles fossiles, «mais [qu'] au moins il ne prétend pas le contraire».



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