Agence QMI

Trudeau vante le libre-échange aux eurodéputés

OTTAWA - Justin Trudeau s'est porté à la défense du traité de libre-échange avec les Européens devant leur parlement, arrachant des sourires à plusieurs députés en tentant de leur vendre l'idée que les bottes d'hiver Mukluks leur coûteraient désormais bien moins cher.

Le premier ministre s'est ainsi fait l'apôtre de ce traité qui donnera accès aux exportateurs canadiens à un marché de 500 millions de consommateurs potentiels et qui lèvera entre autres immédiatement 98 % des droits de douane entre les deux partenaires, lors de sa mise en œuvre provisoire au printemps prochain.

«Vous étiez peut-être intéressés par des Mukluks fabriqués par Manitobah, une entreprise canadienne fondée par des Autochtones et qui offre des produits sur lesquels une taxe de 17 % est actuellement imposée en Europe», a lancé M. Trudeau, qui s'adressait aux eurodéputés, devant le parlement européen à Strasbourg jeudi, au lendemain de l'adoption de l'Accord économique et commercial global (AECG).

«Eh bien, grâce à la ratification de l'AECG, ces tarifs douaniers sont éliminés et vous, comme consommateurs, pourrez payer moins cher lorsque vous passez à la caisse», a-t-il poursuivi.
Vive opposition

De l'opposition

Plusieurs banquettes étaient cependant vides dans l'hémicycle, lors de son allocution, en raison de la vive opposition des députés qui ont voté contre cet accord mercredi.

S'il a provoqué des applaudissements dans la salle à quelques reprises, M. Trudeau a aussi suscité les critiques de députés Verts, selon TVA Nouvelles, lorsqu'il a indiqué que ce traité prévoit des dispositions visant à assurer la bonne gestion de l'environnement.

Le premier ministre a insisté sur le fait que l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Europe pourrait devenir un «exemple» et que s'il échouait, il pourrait bien être le dernier à voir le jour.

«Le commerce doit profiter aux gens, à ceux qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts et faire vivre leur famille. Pour ceux qui s'inquiètent que leur avenir ou celui de leurs enfants n'offrira pas les mêmes opportunités que par le passé», a-t-il soutenu.

L'Union européenne

M. Trudeau a par ailleurs fait un plaidoyer en faveur de l'Union européenne, qui traverse une période de remise en question à la suite du Brexit.

«Le monde entier bénéficie d'une Union européenne forte», a-t-il lancé.

Après une visite-éclair à Strasbourg, le premier ministre s'est envolé pour Berlin, où il rencontrait le président de l'Allemagne, Joachim Gauck. Il s'entretiendra vendredi avec la chancelière allemande Angela Merkel.

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