Lise Millette
Agence QMI

Trudeau défend le progressisme à Washington

Justin Trudeau en visite à Washington

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Lise Millette

Dernière mise à jour: 11-03-2016 | 13h57

WASHINGTON - Justin Trudeau a conclu son voyage à Washington en étant l'invité d'honneur d'un repas présenté par trois organismes dédiés aux réflexions d'ordre politique dans la salle de bal du Mayflower Hotel, vendredi midi.

Le premier ministre a insisté sur son approche progressiste en présentant, de manière philosophique, sa vision de l'action politique, des relations entre le Canada et les États-Unis et même du féminisme.

«Aucun mouvement progressif ne peut connaître du succès s'il n'embrasse pas le principe fondamental voulant que la diversité soit une force. Les Canadiens le savent, ils vivent selon ce principe tous les jours. Comme nos amis américains. L'optimisme et la générosité de nos communautés, voilà ce qui doit retenir notre attention», a déclaré Justin Trudeau.

Devant les participants de la conférence organisée par Canada 2020, le Center for American Progress et Global Progress, son appel à la diversité s'est rendu jusque sur la piste du féminisme.

«J'ai la parité à l'intérieur de mon cabinet, mais ce n'est pas le cas partout au Canada, nous devons travailler à ça.»

Justin Trudeau a soutenu que pour faire avancer la cause des femmes, les hommes devaient eux aussi se commettre au féminisme. «Je suis féministe», a-t-il affirmé.

Bain de foule

En matinée vendredi, sur le campus de l'American University de Washington, Justin Trudeau a répondu aux questions de 300 étudiants qui s'étaient entassées dans un hall aménagé pour l'occasion.

Massés sur le parterre, quelques autres installés sur deux mezzanines surplombant la pièce, ces étudiants ont écouté avec attention le message de Justin Trudeau, qui a vanté le potentiel de cette génération possédant, à portée de main, un monde de possibilités.

«Votre apport est essentiel et vous devez nous questionner, parce que nos décisions concernent votre futur», a-t-il lancé, rappelant au passage sa formule martelée dans la dernière campagne électorale: «l'espoir et l'optimisme, au lieu de la division et la peur».

Les étudiants se sont rués vers les microphones pour poser des questions. Leurs interrogations se sont avérées en phase avec les grands enjeux discutés ces derniers jours: les engagements réels du Canada et des États-Unis envers les bouleversements du climat et l'accueil des réfugiés.

Justin Trudeau a aussi été questionné sur la possibilité de véritablement réaliser les changements proposés et faire en sorte que l'ouverture, dont il se réclame, contamine les plus récalcitrants. Il ne manquait qu'un pas pour parler du controversé candidat républicain Donald Trump.

«Le Canada accueillera-t-il ceux qui voudraient quitter les États-Unis si Trump est élu», a demandé un jeune homme.

Justin Trudeau s'est gardé de trop commenter, rappelant que ce type d'élan se produit fréquemment en campagne et que déjà, les mouvements de part et d'autre se produisent régulièrement.

Plus tôt dans la journée, le premier ministre Justin Trudeau s'est prêté au rituel de déposer une couronne de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu, au cimetière national Arlington.

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