Guillaume St-Pierre
Agence QMI

Les soldats canadiens auront l'autorisation de tirer

Les soldats canadiens auront l'autorisation de tirer

Jonathan Vance. Photo Archives / Agence QMI

Guillaume St-Pierre

OTTAWA - Les militaires canadiens déployés en Irak pour lutter contre le groupe armé État islamique (ÉI) auront l'autorisation de faire feu sur l'ennemi s'ils se sentent menacés.

«Nous pourrons anticiper les coups pour nous protéger et protéger nos alliés», a admis le grand patron des Forces armées canadiennes, Jonathan Vance, mardi, devant un comité parlementaire.

Le général Vance a fait cette déclaration le jour même où la nouvelle orientation du gouvernement Trudeau pour lutter contre le groupe armé État islamique en Irak et en Syrie était officiellement adoptée aux Communes.

Les libéraux ont toujours insisté pour dire que le nouveau rôle du Canada n'est pas sans risque, mais qu'il ne s'agit pas d'une «mission de combat».

Sans surprise, tous les partis d'opposition - conservateurs, néo-démocrates, verts et bloquistes - ont fait front commun contre les changements à la mission canadienne. Les libéraux étant majoritaires, la motion - de nature symbolique - a été adoptée à 178 contre 147.

Abandonner les alliés

L'opposition conservatrice accuse depuis le début les libéraux de laisser tomber leurs alliés, au premier chef les États-Unis.

«C'est une triste journée. L'État islamique est le diable incarné. Nous devrions mettre à profit tous nos outils pour le combattre», a dit la chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, à l'issue du vote.

Pour le chef néo-démocrate Thomas Mulcair, les propos de Jonathan Vance démontrent bien toute l'ambiguïté de la mission canadienne concoctée par les libéraux.

«Si vous triplez le nombre de soldats sur le front, vous êtes dans une mission de combat, a indiqué M. Mulcair. M. Trudeau essaie tant bien que mal de se défendre, mais la réalité, si le général qui est responsable est en train de dire qu'on peut tirer en premier, c'est par définition une mission de combat.»

Les libéraux de Justi Trudeau ont ainsi formellement concrétisé leur engagement électoral de retirer les six avions CF-18 engagés dans le théâtre des opérations militaire contre l'État islamique depuis l'automne 2014.

Dans les faits, les frappes aériennes, principalement en Syrie, ont cessé le 17 février dernier après avoir effectué quelque 250 bombardements.

Le plan libéral prévoit en revanche de tripler le nombre de soldats déployés en Irak pour former et assister les troupes locales. 

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