Guillaume St-Pierre
Agence QMI

Alexandre Trudeau est un citoyen comme un autre

Alexandre Trudeau est un citoyen comme un autre

Alexandre Trudeau.Photo Archives / Agence QMI

Guillaume St-Pierre

VANCOUVER - Le premier ministre Justin Trudeau n'a pas l'intention d'offrir de traitement de faveur à son frère, Alexandre, qui espère faire casser les procédures d'expulsion d'un Algérien soupçonné d'être un agent dormant d'Al-Qaïda.

«J'aime mon frère, et il a les mêmes droits que les autres Canadiens de militer pour les causes qui lui tiennent à coeur», a réagi le premier ministre en marge d'une conférence sur le climat qui a lieu à Vancouver, mardi.

Alexandre Trudeau, un documentariste engagé, a envoyé une lettre au ministre de la Sécurité publique la semaine dernière. Il demande à Ralph Goodale de gracier Mohamed Harkat, qui est visé par une procédure de renvoi dans son pays d'origine depuis le mois d'août 2015.

Interrogé sur le sujet, Justin Trudeau a dit que le Canada est déjà engagé dans un «processus rigoureux» et qu'il n'allait pas y déroger.

«Nous allons respecter notre processus avec la rigueur et le sérieux qui est attendu des Canadiens», a fait valoir le premier ministre.

Alexandre Trudeau est engagé aux côtés de M. Harkat depuis plus d'une décennie. En 2005, il avait offert de se porter garant de M. Harkat lors d'une requête pour sa remise en liberté sous caution.

Mohamed Harkat a passé trois ans en prison et sept autres années en résidence surveillée depuis son arrestation, en 2002.

De son côté, l'opposition conservatrice juge «hautement inapproprié» le lobbying exercé par le frère du premier ministre.

Dans un communiqué, le député Erin O'Toole appelle le gouvernement Trudeau à se fier «à l'expertise des agences de sécurité publique du Canada, qui ont la responsabilité d'assurer la sécurité des Canadiens».

Les conservateurs sont à l'origine de la procédure de renvoi visant Mohamed Harkat.

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