Dominique La Haye
Agence QMI

Lutte contre les GES: de longues discussions en vue

Lutte contre les GES: de longues discussions en vue

La ministre de l'Environnement, Catherine McKenna. Photo Chris Wattie / Reuters

Dominique La Haye

Dernière mise à jour: 29-02-2016 | 18h10

OTTAWA - À l'aube de la rencontre fédérale-provinciale de Vancouver sur la réduction des gaz à effet de serre, la ministre de l'Environnement Catherine McKenna prévient qu'il faudra au moins six mois de discussions pour arriver à un plan de match canadien.

En campagne électorale, les libéraux de Justin Trudeau avaient laissé entendre que le fédéral, de concert avec les provinces, établirait une cible nationale de réduction des GES dans les 90 jours suivant la conférence de Paris de décembre sur les changements climatiques.

«On a promis qu'on aurait un plan pancanadien et c'est ce qu'on va faire», a soutenu la ministre, lundi. «Ça va prendre six mois et après ça on va avoir de vraies actions», a-t-elle ajouté.

Le gouvernement Trudeau a participé à cette grande rencontre internationale à Paris avec la cible des conservateurs qui prévoyait une baisse de 30 % par rapport à 2005, d'ici 2030. Les libéraux avaient fait valoir qu'il s'agissait d'une cible «plancher».

La ministre McKenna a précisé, lundi, que des discussions porteront notamment sur le prix du carbone, lors de cette rencontre entre le premier ministre Justin Trudeau et ses homologues des provinces et territoires jeudi.

«On s'attend à avoir un processus où on va avoir des groupes qui vont regarder comment on va réduire les émissions dans différents secteurs. On va avoir une discussion sur un prix pour le carbone. On a dit clairement pendant l'élection que c'était la manière la plus efficace de réduire des émissions», a-t-elle déclaré, ajoutant qu'Ottawa travaillerait avec les provinces pour accroître les investissements dans les énergies propres.

Dissensions

À Paris, le premier ministre du Québec Philippe Couillard avait affirmé que des dissensions entre les provinces étaient à prévoir.

«Il faudra calculer où on en est par rapport aux cibles assez modestes que le gouvernement conservateur avait envoyées à Paris, déterminer quelle est la contribution de chaque province maintenant et quelle sera la contribution attendue de chacun au cours des prochaines années. Ça va être un débat assez chaud», avait avisé le premier ministre du Québec.

À l'approche de cette rencontre attendue, un porte-parole de Greenpeace au Québec, Patrick Bonin, somme le gouvernement Trudeau de faire preuve de leadership afin de respecter l'entente de Paris de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C plutôt qu'à 2 °C.

«C'est sûr qu'il va falloir que ce soit le fédéral qui prenne le leadership, parce que quand on additionne l'ensemble des efforts des provinces, on n'y arrive pas, ce n'est pas suffisamment ambitieux», a-t-il fait valoir.

«Il va falloir que le gouvernement fédéral fixe un prix sur le carbone suffisamment ambitieux, soit très clair sur l'objectif d'augmenter ce prix-là rapidement et impose des limites aux provinces qui actuellement nous tirent dans la mauvaise direction», a poursuivi M. Bonin.

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