Guillaume St-Pierre
Agence QMI

Parti conservateur: Maxime Bernier candidat?

Parti conservateur: Maxime Bernier candidat?

Le député de Beauce Maxime Bernier.Photo Todd Korol / Reuters

Guillaume St-Pierre

OTTAWA - Tout indique que le député de Beauce Maxime Bernier se portera candidat à la direction du Parti conservateur.

L'ancien ministre n'a pas officiellement annoncé sa décision, samedi, à l'occasion d'une conférence à Ottawa réunissant des conservateurs de tous horizons. Mais il a laissé très peu de place à interprétation, se permettant même des sourires complices avec les journalistes et les militants venus l'entendre.

«Je me suis promené à travers le Canada, j'ai rencontré beaucoup de gens, et j'ai senti beaucoup d'enthousiasme. Je vais continuer à faire ça dans les prochaines semaines», a-t-il déclaré en point de presse.

M. Bernier se prononcera «rapidement» sur son avenir dès que les modalités de la course seront rendues publiques, a-t-il affirmé.

Dans l'intervalle, l'avocat prendra «tous les moyens pour être capable de dire oui», au moment où les règles du jeu seront connues, «avant la fin du mois de mars», a-t-il précisé.

Le plus visible

De tous les candidats pressentis, M. Bernier était de loin le plus visible lors de cette conférence annuelle organisée par le Manning Centre, un institut de recherche en politiques de droite.

Certains de ses partisans s'étaient présentés vêtus d'un chandail à son effigie sur lequel était écrit «J'appuie Maxime/Maxime for Leader». Ils distribuaient aussi des cartes d'affaires faisant la promotion du site web maxime2017.ca, où l'on invite les internautes à «voter Maxime» le «27 mai 2017», date à laquelle le Parti conservateur élira son prochain chef.

Pendant la conférence, outre Maxime Bernier, les candidats potentiels Tony Clement et Lisa Raitt ont étayé leur vision de la droite au Canada.

Vendredi, l'homme d'affaires et ancien dragon Kevin O'Leary, qui a des visées sur la direction du Parti conservateur, et l'ancien ministre Michael Chong se sont prêtés au même exercice.

Le député Bernier a profité de son temps de parole pour écorcher Kevin O'Leary sur son unilinguisme.

Selon lui, M. O'Leary agit en «touriste» dans son propre pays lorsqu'il s'adresse aux francophones en anglais.

Sur le fond, le discours de Maxime Bernier a réservé peu de surprises. Il a appelé à une révision de la péréquation et à l'abolition des subventions aux entreprises. À son avis, l'économie canadienne serait mieux servie avec des baisses d'impôts.

«Pourquoi est-ce qu'un petit entrepreneur de la Beauce paierait pour des (entreprises) milliardaires ? s'est-il questionné. C'est une question de justice.»

De son côté, le député conservateur Tony Clement estime qu'une révision de la structure de financement de la télévision de Radio-Canada s'impose. Selon lui, le diffuseur public ne doit pas être avantagé par rapport aux chaînes privées. Ce nouveau modèle est encore à définir, dit-il.

Sa collègue Lisa Raitt s'est quant à elle présentée comme une mère de famille aux origines modestes. Celle qui a la responsabilité de talonner le gouvernement Trudeau sur les questions d'économie a appelé les militants à ne pas se laisser décourager par la popularité du chef libéral.

«C'est n'est pas parce qu'il porte le nom Trudeau qu'il doit obtenir un deuxième mandat (en 2019), a-t-elle clamé en référence à son père, Pierre Trudeau.

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