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Près de 180 Canadiens partis combattre en Irak et en Syrie

OTTAWA - Près de 180 Canadiens ont quitté le pays pour aller combattre en Irak et en Syrie, selon le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Dans un point de presse commun tenu mardi matin, à Ottawa, les services de renseignement ont précisé qu'une centaine de ces individus sont allés grossir les rangs du groupe armé État islamique (EI).

Les directeurs du SCRS et de la GRC ont dit qu'ils utilisaient les outils mis à leur disposition par la loi antiterroriste (C-51) entrée en vigueur en juin dernier.

«Est-ce que nous avons utilisé les nouveaux pouvoirs que nous donne la loi C-51? La réponse est oui, a fait savoir le commissaire de la GRC, Bob Paulson. Dans certains cas, nous faisons de la surveillance 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Dans d'autres cas, nous travaillons avec des groupes communautaires pour essayer de réintégrer ces jeunes à la société canadienne.»

Pour l'ancien ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, c'est la preuve que les mesures de la loi antiterroriste fonctionnent.

«On est en mesure de suivre ces individus-là, d'échanger des informations avec nos partenaires étrangers sur des citoyens canadiens pour être en mesure d'assurer qu'ils ne constituent pas une menace s'ils reviennent au pays, a-t-il dit. Là-dessus, je pousse un grand soupir de soulagement.»

Pour le député libéral de la circonscription de Saint-Léonard-Saint-Michel, Nicola Di Iorio, la loi C-51 doit respecter les droits et la sécurité.

«On a toujours dit que ce qu'il faut rechercher, c'est l'équilibre entre le respect des droits et la sécurité», a-t-il indiqué.

Par ailleurs, les services de renseignement refusent de préciser à combien de reprises ils ont utilisé les outils de la loi antiterroriste pour perturber des menaces ou des actes terroristes.

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