Dominique La Haye
Agence QMI

Trudeau veut regagner un siège au Conseil de sécurité

Dominique La Haye

Dernière mise à jour: 11-02-2016 | 17h05

OTTAWA - Le premier ministre Justin Trudeau a profité jeudi du passage à Ottawa du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, pour signifier que le Canada entend «renforcer ses relations avec les Nations Unies dans les années à venir».

«Sur la question de la participation du Canada au Conseil de sécurité des Nations Unies, j'ai indiqué au secrétaire général (...) que se réengager aux Nations Unies comprend de vouloir reprendre une place au Conseil de sécurité», a indiqué M. Trudeau, lors d'un point de presse commun au sortir de sa rencontre.

En 2010, le gouvernement de Stephen Harper avait échoué dans sa tentative d'obtenir un siège temporaire au Conseil de sécurité des Nations Unies, concédant la victoire au Portugal, avant la fin du troisième tour du vote.

C'était la première fois que le Canada perdait un vote pour obtenir une place sur ce prestigieux organe de l'ONU, dont la responsabilité principale est le maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Le Canada a été membre temporaire du Conseil de sécurité à six reprises depuis 1948 et son dernier mandat remonte à 1999-2000. Cinq des dix sièges temporaires de cet organe deviendront vacants à compter de cette année, ce qui pourrait permettre au Canada d'en obtenir un.

Le premier ministre a fourni peu de détail sur ses intentions. «Nous allons avoir plus à dire quand nous allons déterminer notre approche là-dessus», s'est-il contenté de dire.

M. Trudeau a aussi indiqué que le Canada entend contribuer davantage aux Forces de maintien de la paix des Nations Unies, soit les Casques bleus, en déployant notamment davantage de femmes policières. Il a fait allusion aux allégations d'agressions sexuelles sur des femmes et des enfants par des soldats en République centrafricaine.

À ce sujet, le secrétaire général des Nations Unies a pour sa part précisé qu'il allait mettre en œuvre les recommandations formulées par la juge canadienne Marie Deschamps, à qui l'ONU avait confié le mandat d'enquêter sur sa gestion des allégations.

M. Ban, qui en était à sa cinquième visite au Canada depuis son entrée en fonction, a accueilli avec «enthousiasme» l'engagement de M. Trudeau envers l'ONU. Il a souligné l'approche «empreinte de compassion» du Canada qui devrait recevoir 25 000 réfugiés syriens au pays d'ici la fin du mois.

Le secrétaire général de l'ONU a aussi pressé le Canada de passer à l'action en donnant suite à l'accord conclu lors de la conférence de Paris sur les changements climatiques en décembre dernier.

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