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Énergie Est: Coderre reçoit une pluie de critiques de l'Ouest

Énergie Est: Coderre reçoit une pluie de critiques de l'Ouest

Le maire de Montréal, Denis Coderre. Photo Sébastien St-Jean / Agence QMI

MONTRÉAL - La décision de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de s'opposer au projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada, continue de provoquer des remous.

Le maire de Montréal Denis Coderre, président de la CMM, a commencé à répliquer aux attaques provenant de l'Ouest, dont une formulée par le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, qui s'est montré particulièrement cinglant.

«J'imagine que les maires de la région de Montréal vont poliment rembourser les 10 milliards $ en péréquation de l'Ouest», a écrit M. Wall sur son compte Twitter.

Le maire Coderre a rétorqué que les subventions fédérales reçues par la Saskatchewan pour financer ses projets provenaient aussi des contribuables québécois.

«Population de la Communauté métropolitaine de Montréal: 4 millions. Population de la Saskatchewan: 1,3 million», a écrit le maire, comme pour rappeler le faible poids et la faible contribution fiscale de cette province de l'Ouest. Cela n'a fait qu'amplifier la grogne et entraîner de nombreuses réactions négatives sur Twitter.

En entrevue à Radio-Canada, le maire Coderre a aussi ridiculisé les propos tenus par le chef du parti Wildrose en Alberta, Brian Jean, qui a entre autres déclaré que la décision devait être basée sur la science et non la politique.

«Ce sont probablement les mêmes personnes qui croient que Les Flintstones est un documentaire», a répliqué le maire.

Le Parti conservateur a pressé de son côté le gouvernement libéral de Justin Trudeau de s'en mêler et de manifester son soutien au projet Énergie Est.

«Il est temps que le gouvernement fédéral fasse preuve d'un solide leadership sur cet enjeu important», a déclaré la porte-parole de l'opposition officielle sur les ressources naturelles, Candice Bergen.

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, a obtenu de son côté un soutien important de la part de la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne.

«Nous nous rendons pleinement compte du besoin pour le pétrole canadien, qui est autorisé en vertu du nouveau plafond d'émissions de l'Alberta, d'atteindre les marchés étrangers», a déclaré vendredi Mme Wynne lors d'une conférence de presse conjointe à Toronto. «Et les Ontariens se soucient beaucoup de l'économie nationale et des emplois potentiels que ce projet d'oléoduc pourrait créer dans notre province et dans tout le pays», a rapporté le «Edmonton Journal».

La CMM regroupe 82 municipalités, mais cela n'a pas empêché Mme Notley de critiquer, en conférence de presse, la vision «à courte vue» des maires qui s'opposent au projet Énergie Est.

«L'oléoduc est un élément de la construction d'un Canada fort. Il fait partie de la construction d'une économie forte, a-t-elle déclaré. Et laissez-moi vous dire qu'un oléoduc est le moyen le plus sûr, le moyen le plus efficace (pour expédier du pétrole) [...] C'est la solution sécuritaire.»

Le Bloc québécois a enfin dénoncé «le mépris exprimé par certains élus de l'Ouest», qui devront comprendre «qu'il revient au Québec, et à lui seul, de déterminer ce qui passe ou non sur son territoire», a réagi le porte-parole du Bloc Québécois en matière de pipelines, Luc Thériault, dans un communiqué.

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