Mark Dunn
Agence QMI

Brazeau, Duffy et Wallin admissibles au régime de pension du Sénat

Brazeau, Duffy et Wallin admissibles au régime de pension du Sénat

Patrick Brazeau, Pamela Wallin et Mike Duffy. Photo Agence QMI / Archives

Mark Dunn

OTTAWA - Patrick Brazeau, Mike Duffy et Pamela Wallin, suspendus sans salaire de la Chambre haute cette semaine, seront admissibles à leur pension de sénateur lorsque leur purgatoire sera terminé.

Une porte-parole au Sénat a indiqué, jeudi, que les trois sénateurs peuvent continuer de faire partie du programme de pension pendant qu'ils sont au banc de pénalité.

«La Loi sur le Parlement du Canada permet qu'un sénateur continue de contribuer au fonds de pension durant la période de suspension. Ainsi, la période de suspension compte en années de service admissibles au régime», a expliqué Annie Joannette.

Brazeau, Duffy et Wallin, nommés au Sénat par le premier ministre Harper en 2008 et 2009, ont été évincés de la Chambre haute jusqu'à la prochaine prorogation du Parlement, qui est prévue avant la prochaine élection générale fédérale, à l'automne 2015. Ils ont besoin de six années de service pour être admissibles à leur pension.

Mike Duffy, 67 ans, recevra une pension annuelle de 58 264 $ s'il reste sénateur jusqu'à l'âge obligatoire de retraite, soit 75 ans. Mme Wallin, 60 ans, encaisserait 97 959 $ par an tandis que Patrick Brazeau, 39 ans, serait admissible à une pension annuelle de 200 229 $, s'il se retire de la Chambre haute à 75 ans.

Le sénateur se défend

Par ailleurs, Mike Duffy a laissé entendre que les courriels du bureau du premier ministre Harper - que le sénateur Duffy a conservés durant le scandale des dépenses sénatoriales - montreront que le bureau du premier ministre et les dirigeants du Sénat avaient au départ approuvé les dépenses de logement du sénateur avant de changer d'idée.

M. Duffy a ajouté que d'autres courriels confirmeront qu'il a été la victime d'un stratagème visant à leurrer les Canadiens sur la façon dont il a obtenu 90 000 $ afin de rembourser ses dépenses de logement, comme l'avait exigé un comité sénatorial.

La GRC, qui a demandé à voir les courriels reçus par le sénateur Duffy, a dit que cette piste «pourrait éventuellement prouver que des actes criminels ont été commis par d'autres personnes».

De son côté, le premier ministre Harper a tenu à souligner que son bureau ne fait pas l'objet d'une enquête policière.



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