HONOLULU, Hawaii – Les efforts du premier ministre Stephen Harper afin de diversifier les partenaires commerciaux du Canada au Sommet pour la Coopération économique de la zone Asie-Pacifique (APEC) se sont butés à un obstacle inattendu.
Si Harper souhaite diversifier l’économie canadienne grâce au «Partenariat transpacifique» — groupe très soudé de la zone Asie-Pacifique qui comprend l’Australie, la Malaisie et les États-Unis et qui travaille à la libéralisation du commerce en vue de créer un contrepoids économique à la Chine –, il pourrait devoir s’en prendre au programme de gestion de l’offre de la volaille, des produits laitiers et des œufs.
Ce programme représente le plus grand obstacle du Canada pour rejoindre le «Partenariat transpacifique». Le groupe avait d'ailleurs froidement accueilli l’entrée du Japon en raison d'un système similaire.
«Nous suivons de très près ce qui se passe au sein du partenariat et nous sommes certainement curieux de savoir ce que le Canada pourrait apporter à un tel groupe», a déclaré Ed Fast, ministre du Commerce internaitonal, qui soutient toutefois que le Canada n’a pas encore pris de décision quant à sa participation au partenariat.
Mais le ministre ne semble pas prêt à sabrer le fameux programme. «Notre gouvernement a été très clair: nous défendrons le programme de gestion de l’offre», avait-il déclaré en juin dernier.
Celui-ci touche moins de 20 000 agriculteurs produisant des œufs, des produits laitiers et de la volaille. Il avait été remis en cause par l’Association canadienne des restaurateurs et des services alimentaires qui dénonçait notamment le prix du lait canadien, 63 % plus cher que celui des États-Unis.
Les agriculteurs concernés avaient alors souligné que pour une pizza vendue à 18,50 $, ils ne touchaient que 69 cents pour le fromage.
Harper et Obama discuteront dimanche
HONOLULU, Hawaii – Le premier ministre Stephen Harper rencontrera le président des États-Unis, Barack Obama, dimanche en fin de journée.
Leur rencontre était devenue incertaine après que le président mexicain, Felipe Calderon, eut annulé sa participation au sommet de l’APEC, à Hawaii, en raison de la mort du ministre de l’Intérieur du Mexique, Francisco Blake Mora, dans un écrasement d’hélicoptère.
Finalement, Harper et Obama pourront s’entretenir et les sujets ne devraient pas manquer.
Le dossier de l’oléoduc Keystone, vigoureusement soutenu par le premier ministre du Canada, sera certainement discuté, d’autant plus que le président Obama a retardé à l’an prochain une décision sur l’approbation du projet de 7 milliards $.
Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a depuis affirmé que le Canada aurait peut-être intérêt à voir s’il peut exporter son pétrole en Chine et dans d’autres pays asiatiques.
Les autres sujets de discussion pourraient inclure le périmètre de sécurité que les deux pays tentent d’établir entre eux et la clause «Buy America» contenue dans le plan pour l’emploi du président Obama, qui empêche certaines entreprises canadiennes de participer à des projets aux États-Unis.