Un gouvernement du PQ n'agirait pas avant un an ou deux, mais «nous allons revoir ce qui se fait (et) c'est sûr que des changements seront apportés», a-t-elle indiqué, hier matin. «Ce n'est pas en enseignant une langue pendant une heure par semaine qu'un enfant apprendra cette langue», a-t-elle ajouté.
La chef péquiste a rappelé que son parti s'oppose au plan libéral, qui prévoit une heure d'anglais par semaine dès la première année du primaire. À son avis, la fin du primaire est un moment mieux choisi pour agir de façon plus intensive.
«Ça peut être de l'immersion, quelques jours dans une semaine consacrés à l'apprentissage de l'anglais à l'école, a-t-elle avancé. Ça veut dire qu'on pourra faire de l'enseignement en anglais sur les mathématiques, la géographie. Mais on devra, bien sûr, avoir appris ces matières en français, dans sa langue maternelle.»
En après-midi, Mme Marois a ajouté l'histoire et la littérature à la liste de matières qui pourraient être enseignées en anglais.
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Pour le reste, les engagements du PQ en éducation sont calqués sur les mesures annoncées en juin par le gouvernement Charest pour lutter contre le décrochage scolaire. Mme Marois promet d'investir les mêmes 56 M$ pour diminuer de la même façon de 20 % le nombre d'élèves par classe dans les milieux défavorisés.
«Si c'est la chose à faire, on va la faire !» a répliqué Mme Marois, à qui les médias demandaient si elle avait copié les mesures libérales. «La réduction du nombre d'enfants par classe est une mesure essentielle, a-t-elle ajouté, ce qui nous différencie, c'est qu'on va le faire plus rapidement.» En effet, les péquistes veulent investir les 56 M$ en deux ans plutôt que trois.
Pour diminuer la moyenne d'enfants par classe, il faudra embaucher quelque 1 000 enseignants de plus, évalue la chef péquiste. Le PQ serait d'ailleurs prêt à embaucher des étudiants à la fin de leur baccalauréat spécialisé, quitte à leur permettre de compléter leur maîtrise en pédagogie à temps partiel pendant qu'ils enseignent.