La FEUQ menace le PQ de représailles politiques

Frais de scolarité - La FEUQ menace le PQ de représailles politiques

«Si le gouvernement Marois pense qu'il peut gagner sans les jeunes, il se met un doigt dans l'œil», clame Martine Desjardins.Photo Jean-François Desgagnes / Archives / Agence QMI


Charles Lecavalier

QUÉBEC - À un mois du sommet sur l'éducation, la présidente de la FEUQ Martine Desjardins durcit le ton et menace le gouvernement Marois de représailles politiques à défaut d'un gel des droits de scolarité.

Si le gouvernement Marois impose l'indexation des droits de scolarité lors du sommet, «je peux vous garantir que les étudiants qui ont été voter aux dernières élections vont y repenser à deux fois aux prochaines élections», a affirmé Martine Desjardins lors d'un point de presse improvisé en marge du dernier pré-sommet sur l'éducation à Rimouski.

«Il reste encore des mouvements de force et de contestation», a lancé Mme Desjardins, qui pointe du doigt la faiblesse politique du gouvernement péquiste. «On a un gouvernement minoritaire qui a passé avec seulement quatre députés de majorité, principalement dans des circonscriptions où les jeunes ont voté massivement», a expliqué la présidente de la FEUQ.

«Si le gouvernement Marois pense qu'il peut gagner sans les jeunes, il se met un doigt dans l'œil», a-t-elle ajouté.

Elle rétorque ainsi au ministre de l'Enseignement supérieur Pierre Duchesne, qui espère une décision sur les droits de scolarité comme conclusion au sommet sur l'éducation, qui aura lieu les 25 et 26 février prochain à Montréal.

Pauline Marois avait déjà annoncé que la position de son gouvernement était l'indexation des droits de scolarité.


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