OTTAWA - La Fédération canadienne des étudiants sera à Ottawa cette semaine pour demander aux députés et aux sénateurs un plan national pour l'éducation postsecondaire qui s'attaquerait aux frais de scolarité élevés et à la crise de la dette d'études.
Selon la Fédération, les frais de scolarité ont augmenté de plus de 200 % au cours des 20 dernières années. Les diplômés canadiens devraient d'ailleurs au moins 15 milliards $ en prêts d'études au gouvernement fédéral, sans compter les autres milliards aux gouvernements provinciaux et aux prêteurs privés.
«Une action immédiate est requise de la part du gouvernement fédéral pour la réduction des frais de scolarité et de la dette d'études», a déclaré par voie de communiqué le président de la Fédération, Adam Awad.
Mettant de l'avant la variation importante des frais de scolarité d'une province à l'autre (les étudiants de Terre-Neuve-et-Labrador paieraient moins du tiers du montant que versent ceux de l'Ontario), les étudiants canadiens demandent aussi l'adoption d'une loi fédérale qui «établirait une norme nationale pour les études supérieures».
M. Awad s'est réjoui que les étudiants canadiens aient l'occasion de rencontrer les députés et les sénateurs «afin de mettre en évidence les recommandations en vue de rehausser la qualité et l'accessibilité de l'éducation».
La Fédération canadienne des étudiants représente plus de 500 000 membres dans les dix provinces du pays.