QUÉBEC - L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) est résolue à lutter pour obtenir la gratuité scolaire au Québec.
Lors de son congrès qui s'est tenu en fin de semaine à l'Université Laval, à Québec, l'ASSÉ a élaboré un plan de mobilisation annuel, avec des actions prévues à des moments clés, comme le sommet sur l'éducation post-secondaire que compte organiser le gouvernement Marois, ou encore la semaine internationale de mobilisation étudiante, pour militer en faveur de la gratuité scolaire dans les plus brefs délais.
«C'est important pour nous que ce sommet soit l'occasion d'une réflexion en profondeur, d'une discussion qui accorde aux revendications étudiantes la place qu'elles méritent, a déclaré Jeanne Reynolds, co-porte-parole de l'ASSÉ.
C'est aussi important pour nous que ce soient les personnes directement impliquées dans le quotidien de l'université, c'est-à-dire les professeurs, chargés de cours, employés de soutien et professionnels, et non des représentants et représentantes d'entreprises privées, qui prennent part à cette discussion. Les universités ne sont pas des entreprises et elles ne doivent pas le devenir.
Ce ne sont pas des centres de formation de main-d'oeuvre, mais des lieux de recherche et de transmission du savoir.»
Pour l'Association, la gratuité scolaire est réalisable, et elle souhaite impliquer toutes autres fédérations étudiantes pour y parvenir. Une deuxième édition du Rassemblement national étudiant (RNE) est d'ailleurs prévue cet automne.
Par ailleurs, dans le cadre du congrès, la Coalition large de l'ASSÉ (CLASSE) a été mise «en dormance», car elle avait été vue le jour dans le but de lutter contre la hausse des frais de scolarité.