Elizabeth Laplante
Agence QMI

Gabriel Nadeau-Dubois livre son «dernier» discours


Elizabeth Laplante

Dernière mise à jour: 10-08-2012 | 23h25

MONTRÉAL – Le désormais ex-coporte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, a livré son «dernier» discours vendredi soir, à l'Olympia de Montréal, après avoir été ovationné par la foule dès son arrivée sur scène.

D'entrée de jeu, Gabriel Nadeau-Dubois a tenu une virulente critique à l'endroit du système économique actuel qu'il juge directement responsable de la corruption qui sévit au sein des diverses institutions publiques.

«Ce qui arrive avec nos universités, c'est ce qui arrive partout, c'est ce qui arrive avec le Québec», a-t-il soutenu.

Ses propos ont rapidement suscité de vives réactions au sein de la foule, estimée par les organisateurs à près de 1000 personnes. Des slogans anticapitalistes ont entre autres entrecoupé le discours de l'ex-coporte-parole.

Ce dernier a ensuite enchaîné sur le thème de la démocratie et de la pertinence de la lutte étudiante menée au printemps dernier contre la hausse des droits de scolarité. «La démocratie existe encore, on l'a vu ce printemps […] Les gens du public sont en train de reprendre goût en la chose publique et ça, c'est grâce à nous», a-t-il dit.

En conclusion, Gabriel Nadeau-Dubois a tenu à rappeler qu'il ne quittait pas la lutte, mais plutôt ses fonctions.

Selon lui, «le mouvement (étudiant) ne faiblit pas, mais il change […] Il s'agit plus que d'une simple grève, les choses sont en train de changer», a-t-il conclu, avant de quitter, sous les applaudissements vigoureux du public.

La fin de la tournée

Le discours de Gabriel Nadeau-Dubois était très attendu depuis le début de ce rassemblement à l'Olympia, qui visait à souligner la fin de la tournée régionale de la CLASSE en plus de «redynamiser» le mouvement étudiant, aux dires des organisateurs.

Dès 19 h, discours engagés, numéros d'humour à saveur politique et performances musicales se sont succédé sur scène.

Le manifeste de la CLASSE, lu en partie par la coporte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds, a donné le ton à la soirée. Le groupe humoristique les Zapartistes a ensuite fait un passage remarqué sur scène, écorchant au passage le Parti libéral. Le groupe a également parodié diverses personnalités publiques telles que Jean Charest, Richard Martineau et Gilbert Rozon qui ont, chacun à leur façon, été impliqués dans le conflit étudiant.

L'auteur et metteur en scène Dominic Champagne, des membres du collectif Douze hommes rapaillés (Yann Perreau, Louis-Jean Cormier, Michel Rivard), Dan Bigras, le groupe Mise en Demeure ainsi que plusieurs enseignants, dont un certain professeur de philosophie mieux connu sous le nom d'Anarchopanda, ont tour à tour foulé les planches de l'Olympia.

La plupart d'entre eux ont profité de l'occasion pour saluer les étudiants qui ont pris part à la lutte contre la hausse des frais de scolarité.

L'un des moments forts de la soirée aura sans doute été l'arrivée de Maxence Valade, cet étudiant de 20 ans qui a perdu l'usage d'un œil lors des émeutes à Victoriaville. Le jeune homme, qui a également eu droit à une ovation, a vigoureusement dénoncé la brutalité policière. Ce rassemblement public avait lieu à la veille du congrès de la CLASSE qui se tiendra samedi et dimanche, à Montréal.



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