Régys Caron
Agence QMI

Québec négocie

Droits de scolarité - Québec négocie

Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ.Photo: Jean-François Desgagnés / Agence QMI


Régys Caron

Dernière mise à jour: 29-05-2012 | 23h38

QUÉBEC - Au 107e jour du conflit étudiant, le gouvernement Charest a accepté de négocier au sujet de l'ampleur de la hausse des droits de scolarité dans les universités avec les fédérations étudiantes.

Mardi soir, les représentants du gouvernement ont se sont longuement entretenus avec les leaders étudiants de la FECQ, la FEUQ et la CLASSE.

«Si on est encore [à la table de négociations], c'est parce que selon nous, ça vaut la peine», a dit Gabriel Nadeau-Dubois de la CLASSE, à la toute fin des négociations, vers 23 h mardi soir.

«Les propositions sont quand même intéressantes», a renchéri la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, qui a confirmé qu'il avait été question de la hausse des droits de scolarité à la table de négociations.

Les pourparlers se poursuivront en matinée mercredi, ont-ils confirmé.

La hausse au cœur des débats

Le gouvernement Charest a donc accepté de discuter de ce que les étudiants estiment être le coeur du conflit, ce qu'il s'était refusé à faire lors des précédentes rondes de négociations.

La question est maintenant de savoir si Québec va reculer sur son intention d'augmenter les droits de scolarité de 1782 $ d'ici sept ans.

L'abrogation de la loi 78 n'avait pas fait partie des discussions en début de soirée, a reconnu le porte-parole de la CLASSE, qui tenait à ce que cette loi jugée répressive soit abordée lors de cette ronde de négociations.

Tintamarre

Pour une deuxième soirée d'affilée, une manifestation rassemblant plus de 200 personnes s'est arrêtée, trompettes et casseroles battantes, devant l'édifice où se déroulent les négociations, sur le boulevard René-Lévesque. Personne n'avait été arrêté au moment de mettre sous presse. Plusieurs manifestants étaient montés sur le parvis de l'édifice et tapaient dans les portes.

La séance de négociation de lundi soir devait donner lieu, selon les leaders étudiants, à une réponse de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, sur des propositions formulées plus tôt en journée par les quatre fédérations étudiantes.

La partie gouvernementale avait auparavant donné aux étudiants les «paramètres» à l'intérieur desquels un règlement semblerait possible. «Nous avons travaillé fort pour faire des propositions à l'intérieur de ces paramètres et nous attendons une réponse de la part du gouvernement», a dit Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ, avant de retourner négocier en début de soirée.



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