LAVAL - Un groupe d'étudiants du Collège Montmorency demande une injonction permettant le retour en classe après plus de sept semaines de grève. Mardi, les élèves réunis en assemblée de reconduction ont voté à 68 % en faveur d'une grève illimitée.
Deux des étudiants réclamant l'injonction ont été entendus mercredi par le juge en chef de la Cour Supérieure, François Rolland, au Palais de justice de Montréal. Le même juge entendra vendredi matin une requête similaire formulée par 16 autres étudiants représentés par l'Aide juridique de Laval. La décision du magistrat devrait être connue plus tard vendredi.
Selon le porte-parole de l'association étudiante du Collège Montmorency, Alexandre St-Onge-Perron, «Les votes de grève ont tous été pris démocratiquement». Il estime que le conflit devrait se régler de façon politique et non de façon juridique.
Sur les médias sociaux, des appels à la contestation sont déjà lancés en prévision d'un retour qui pourrait avoir lieu dès lundi.
Pour sa part, la direction du Collège Montmorency souligne qu'elle est consciente des problèmes vécus par d'autres établissements, mais confirme du même souffle son intention de se conformer au jugement qui sera rendu.
«On va tout faire pour ne pas se retrouver en outrage au tribunal», explique Johanne Morissette, porte-parole du Collège Montmorency.
Même son de cloche du côté du syndicat des professeurs. Bien que les enseignants appuient le mouvement de grève depuis le début, ils respecteront les règles, affirme le président du syndicat, Michel Duchesne.
En fin de journée mercredi, le juge François Rolland a dit souhaiter que les parties arrivent à s'entendre d'ici jeudi.
La porte-parole du Collège Montmorency affirme que le cégep souhaite négocier, mais que le temps file.
«Ça fait beaucoup de choses à discuter en quelques heures, soutient Johanne Morissette. Je ne crois pas être en mesure d'avoir de nouvelles informations d'ici la fin de la journée [mercredi].»
Pour sa part, le porte-parole de l'association étudiante se montre plus optimiste. «Une entente hors cour est encore envisageable», a-t-il indiqué en début d'après-midi jeudi.