Les bureaux des recteurs bloqués

Université Laval - Les bureaux des recteurs bloqués

© Jean-Claude Tremblay / Agence QMI


Dominique Hardy

Dernière mise à jour: 12-03-2012 | 19h32

QUÉBEC – Une quarantaine d'étudiants ont bloqué l'accès au pavillon des sciences de l'éducation de l'Université Laval, au courant de la matinée de lundi, pour dénoncer la hausse salariale du recteur et celle des frais de scolarité.

Les étudiants ont pacifiquement quitté les lieux vers 11 h 30, après 4 h 30 de siège à l'entrée de l'édifice.

Le pavillon de l'éducation était particulièrement visé par les manifestants en raison de la présence, au dernier étage, des bureaux du recteur Denis Brière.

« Nous voulons passer un message contre la mauvaise gouvernance de l'université et contre la hausse des frais de scolarité », a mentionné Marie-Christine Trottier, porte-parole du Front régional des associations étudiantes à Québec de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (FRAQ-ASSÉ).

« Arrêtez de dilapider notre argent comme vous le faites actuellement, a signalé la porte-parole. Ce n'est pas comme ça que nous allons avoir une meilleure éducation. »

Les étudiants dénoncent les coûts engendrés par l'implantation du programme informatique de gestion Capsule, les chaires en leadership et la hausse de salaire de 100 000 $ du recteur Denis Brière.

Manifestation pacifique

Les manifestants n'ont offert aucune résistance aux policiers du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) et ils ont quitté les lieux dès que l'avis d'éviction leur a été communiqué par un responsable de l'Université Laval.

Les policiers ont ensuite fait le tour de l'établissement afin de s'assurer que tous avaient quitté l'édifice. Les employés, relégués au trottoir depuis le début de la matinée, ont ensuite pu commencer leur journée de travail.

Le SPVQ se dit satisfait du déroulement de la manifestation. Le corps policier avait dépêché une partie de l'unité antiémeute et du contrôle de foule et les agents avaient encerclé l'édifice.

« Il n'y a pas eu d'arrestation et seulement trois constats d'émis, soit deux pour entrave et un pour avoir insulté un policier », a confirmé Catherine Viel, porte-parole du SPVQ.


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