Nicolas Lachance
Agence QMI

Suicide d'une étudiante: l'Université Laval redoublera d'efforts en prévention

Suicide d'une étudiante: l'Université Laval redoublera d'efforts en prévention

Anne-Sophie D'Amour, la jeune étudiante en médecine qui s'est suicidée.Photo courtoiise

Nicolas Lachance

« Profondément marquée » par le suicide d'une de ses étudiantes en médecine, l'Université Laval redoublera d'efforts pour prévenir d'autres décès et « examinera » les recommandations du Bureau du coroner.

« Le décès d'Anne-Sophie nous a profondément marqués », a indiqué la porte-parole de l'établissement, Andrée-Anne Stewart.

Vendredi, Le Journal dévoilait qu'à la suite du suicide de la jeune étudiante en médecine Anne-Sophie D'Amour, la coroner Andrée Kronström recommande de profonds changements dans les méthodes d'apprentissage à la Faculté de médecine de l'Université Laval.

L'établissement dit être préoccupé par la stigmatisation liée à la culture malsaine de la performance. « L'anxiété de performance et le suicide sont des problèmes auxquels font face toutes les universités et toute la société actuellement. L'Université Laval en est au fait, s'en préoccupe ».

Elle assure également que « les membres de la direction de la Faculté de médecine sont extrêmement sensibles aux problèmes de santé et à la détresse que peuvent vivre les étudiants ».

Examiner les recommandations

L'établissement dit avoir pris « connaissance des recommandations de la coroner Andrée Kronström à l'égard de notre Faculté » et verra « à en tenir compte », assurant que l'université va redoubler d'efforts afin de tenter de prévenir d'autres cas comme celui d'Anne-Sophie.

Toutefois, même si la coroner au dossier, Me Andrée Kronström, recommande de revoir les politiques d'évaluation de stage afin d'atténuer les sources d'anxiété, de compétition et d'exclusion, l'université ne peut confirmer qu'elle y apportera des changements. « Nous allons examiner la question ».

Cependant, l'établissement compte faire connaître aux étudiants et aux maîtres de stage la politique de temps protégé qui ne semble pas respectée. « Nous renforcerons nos efforts pour mieux faire connaître et faire respecter la Politique (...) à l'occasion de la journée d'accueil », a indiqué Mme Stewart.

Ainsi, les externes ne devraient pas dépasser 10 heures de travail et d'université par jour, pour une limite de 55 heures par semaine.



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