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Le faucon pèlerin n'est plus menacé de disparition

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OTTAWA | Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a confirmé lundi que le faucon pèlerin n'est plus menacé de disparition au pays.

Cet oiseau de proie, qui était sur le point de disparaître lorsqu'il a été évalué pour la première fois en 1978 par le COSEPAC, a vu sa population remonter grâce à l'interdiction du produit chimique DDT, à un vaste programme de reproduction en captivité et à sa capacité à s'adapter à la vie en milieu urbain.

«Le rétablissement continu du faucon pèlerin représente un exemple rare, mais important, de la façon par laquelle l'intendance ciblée peut mener à la réussite. Cela est définitivement une bonne nouvelle», s'est enthousiasmé le coprésident du sous-comité de spécialistes des oiseaux du COSEPAC, Marcel Gahbauer, dans un communiqué.

L'organisme a toutefois noté des disparités entre les différentes espèces de faucons pèlerins et a jugé que le sort de la sous-espèce «pealei», qui vit sur la côte Pacifique, demeure «préoccupant».

Les nouvelles sont d'ailleurs plutôt négatives pour une autre espèce de la Colombie-Britannique, le saumon rouge du fleuve Fraser, autrefois victime de la surpêche. L'année 2016 a vu le plus faible nombre de saumons enregistrés remontant les rivières depuis 1893. Pas moins de huit des 24 populations de saumons rouges (sockeye) sont considérées comme «en voie de disparition», tandis que seuls neuf sont considérés comme «non en péril».

Trois populations de baleines grises du Pacifique, les dernières au monde après leur disparition dans l'Atlantique en raison de la pêche, préoccupent aussi les analystes. Deux des populations qui hibernent dans l'Arctique canadien sont jugées en voie de disparition, tandis que la troisième demeure stable.

Par ailleurs, le Comité a indiqué que l'arabette du Québec, une plante qu'on ne trouve que dans certains escarpements rocheux de la Gaspésie, est désormais classée comme étant «en voie de disparition».

La prochaine réunion du comité doit se tenir en avril 2018. À cette occasion, les analystes se pencheront sur le statut de 39 espèces sauvages, incluant l'ours polaire, jugé «préoccupant» en avril 2008, et le grand requin blanc de l'Atlantique, considéré comme «en voie de disparition» en 2006.



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