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Traité symbolique des autochtones contre les pipelines

Traité symbolique des autochtones contre les pipelines

Ghislain Picard. Photo Archives / Agence QMI

OTTAWA - Des Premières Nations du Canada et des États-Unis font front commun dans l'espoir de bloquer tous les projets de transport du pétrole albertain des sables bitumineux qui passent sur leurs terres. 

Le traité symbolique, signé jeudi à Montréal et Vancouver par quelque 50 communautés du continent, vise particulièrement les pipelines, mais aussi le transport ferroviaire et naval.

Selon le texte de l'accord, l'expansion des sables bitumineux «est une menace collective pour nos Nations et nécessite donc une réaction collective», car il présente un risque réel de «déversements toxiques de pétrole» sur les territoires, les cours d'eau, et les côtes.

Plus globalement, les communautés signataires souhaitent voir l'adoption par les gouvernements d'énergies «plus durables», car selon eux, les sables bitumineux compromettent «la lutte contre la crise climatique».

«Le monde ne peut peut-être pas se passer de pétrole du jour au lendemain, mais la dernière chose dont il a besoin est encore plus de pétrole, et surtout pas le pétrole le plus sale de la planète», est-il écrit dans le traité.

La force du nombre

Le chef autochtone Ghislain Picard espère que la démonstration d'unité de la part des Premières Nations les aidera à se faire entendre auprès des gouvernements.

«C'est avec la force du nombre qu'on arrivera à faire en sorte que les préoccupations des autochtones ne soient plus contournables», a-t-il commenté.

Ainsi, les chefs autochtones du Québec espèrent pouvoir compter sur l'aide de leurs homologues d'ailleurs en Amérique du Nord dans le dossier du pipeline Énergie Est de TransCanada, par exemple.

«Ce que signifie le traité, c'est que du Québec, nous travaillerons avec nos alliés autochtones en Colombie-Britannique pour arrêter le pipeline de Kinder Morgan, et nous savons que nous aussi nous pourrons compter sur leur aide contre le projet Énergie Est», a affirmé le grand chef de Kanesatake, Serge Simon.

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