Lise Millette
Agence QMI

Sincère complicité entre Trudeau et Obama

Justin Trudeau en visite à Washington

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Lise Millette

WASHINGTON - La visite de trois jours de Justin Trudeau à Washington a permis de réaliser combien le premier ministre et Barack Obama partagent de nombreuses affinités.

«Il a fait campagne sous un message d'espoir, souhaitant apporter des changements positifs, ramener plus d'équité, s'attaquer aux défis du climat. De mon point de vue, rien pour ne pas l'apprécier», a lancé Barack Obama en guise de remarque à l'égard de son visiteur canadien.

Cette allusion à la campagne du chef libéral n'est pas anodine et rappelle la course à la présidence d'Obama de 2008. Le thème de la campagne de Barack Obama, pour son premier mandat à la présidence, se résumait à un seul mot: «Hope», ou espoir, en français.

Sous la gouverne d'Obama, cet espoir s'est notamment incarné par une réforme du système de santé américain, non sans écueil. Il a d'ailleurs noté, en présence de Justin Trudeau, être le premier président à poser avec un premier ministre du Canada et qu'ensemble, ils peuvent affirmer que dans leurs pays respectifs, «les soins de santé ne sont plus qu'un privilège pour certains, mais un droit pour tous».

Les convictions communes des deux hommes politiques semblent profondes. Si Justin Trudeau a reçu en héritage le concept du multiculturalisme canadien, Barack Obama possède l'intime conviction que leurs pays sont avant tout des terres d'accueil et d'immigrants, où différentes cultures ont fini par faire leurs racines.

À 54 ans, le président Obama a 10 ans de plus que Justin Trudeau, qui le voit, de manière avouée, comme une sorte de mentor.

«C'est un homme extrêmement réfléchi. Pour moi, de pouvoir compter sur un ami qui a vécu des choses que je suis à la veille de vivre, sur le plan politique et international, c'est un très grand réconfort», a reconnu Justin Trudeau avec sincérité, d'une façon presque candide.

Barack Obama a pour sa part livré des impressions senties, soulignant «l'énergie manifeste de Justin Trudeau, et de son équipe, de même que sa passion, son intérêt et son engagement envers les Canadiens». Il s'est aussi dit persuadé du talent de Justin Trudeau et confiant dans son instinct, soulignant sa propension à vouloir s'engager dans des processus pour résoudre les problèmes de manière concrète.

Un nouveau tandem international

Au-delà d'une complicité personnelle évidente ponctuée de blagues, de rires et de gestes approbateurs, comme une main sur l'épaule ou une tape amicale dans le dos, les deux chefs d'État semblent surtout résolus à se positionner comme une nouvelle force internationale.

«Nos deux nations sont plus proches que jamais», s'est exprimé Barack Obama et, en écho, «nous nous tiendrons côte à côte», a ajouté plus tard Justin Trudeau, dans la roseraie de la Maison-Blanche.

Les prochains mois pourraient être déterminants pour de nombreuses ententes, mais aussi pour donner le ton d'une étroite collaboration retrouvée, maintenant qu'une proximité idéologique unit les États-Unis est le Canada.

Les Américains sous le charme

Le passage de Justin Trudeau à la Maison-Blanche est considéré comme une «bouffée d'air frais» par le Washington Post, dans son édition de vendredi, un sentiment qui semble répandu.

Sur la rue, devant le café Peets de la Fifthteen Street, des passants rencontrés par l'Agence QMI ont confirmé cette impression laissée par le premier ministre du Canada sur les journalistes américains.

Robert Gould, qui habite Washington, n'a pas hésité une seule seconde. «Il est très cool. Je l'aime bien», a-t-il confié.

Une dame, de l'État de la Virginie, a abondé sensiblement dans le même sens, tout comme un autre passant qui, regardant la photo sur la page frontispice du journal, a simplement commenté «il l'air d'une bonne personne et sa femme est jolie».

Kris, une autre résidente de Washington, estime elle aussi que Justin Trudeau traîne avec lui cette aura de fraîcheur. « II est jeune, il est beau, a-t-elle dit. Sa famille est magnifique et il s'entend bien avec le président.»

Robert Gould croit que Justin Trudeau marque peut- être le début d'un nouveau cycle dans les relations entre le Canada et les États-Unis. «Je ne connais pas tout son programme, mais c'est un libéral. Il semble très ouvert», a ajouté ce résident de la capitale américaine, optimiste pour la suite des choses.

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