Hugo Duchaîne
Agence QMI

Intérêt accru pour le Sommet des femmes

Intérêt accru pour le Sommet des femmes

Laurence Massey et Joelle Vincelli, âgées de 18 ans, ont participé au Sommet des femmes. Photo Hugo Duchaîne / Agence QMI

Hugo Duchaîne

MONTRÉAL - Tout le débat autour des deux ministres libérales qui refusent l'étiquette féministe a fait grimper les inscriptions au Sommet des femmes, vendredi, à Montréal. Celle au cœur de la tempête, Lise Thériault, brillait par son absence.

«C'est clair que ça nous a donné un petit boom», a souligné la coorganisatrice, Martine Desjardins. Alors qu'il y avait 800 inscriptions, elles ont rapidement dépassé le millier en début de semaine.

C'était au moment où les ministres Lise Thériault et Stéphanie Vallée ont refusé de se décrire comme des féministes, précisant qu'elles étaient plutôt des égalitaires ou humanistes.

Cette controverse a suscité l'intérêt de l'entrepreneure Louise Hodder, rencontrée pendant l'événement, dont l'objectif était de trouver des solutions pour atteindre l'égalité entre les hommes et les femmes.

«Je n'avais jamais été une militante, mais j'ai toujours été féministe et encore plus maintenant», affirme Mme Hodder.

Âgées de 18 ans, Joelle Vincelli et Laurence Massey croient que l'ignorance des ministres sur la définition du féminisme ne fait qu'encourager les stéréotypes.

«C'est triste, mais il y a des réticences à se dire féministe, disent-elles, des amis nous ont traitées d'extrémistes parce qu'on venait ici.»

Libéraux absents

Sur place, les chefs des trois partis d'opposition ont livré des discours devant les participantes, dans lesquels ils ont tous promis de revoir le mode de scrutin pour favoriser l'accès des femmes à l'Assemblée nationale.

Le gouvernement libéral était le grand absent. Le premier ministre Philippe Couillard est actuellement à Vancouver pour une rencontre des dirigeants des provinces.

Mais l'absence de la vice-première ministre et ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, a été remarquée.

Elle n'a pas pu représenter le gouvernement «pour des raisons d'agenda», selon son attaché.

Sexiste

Qu'il soit présent ou non, pour Françoise David de Québec solidaire, le gouvernement libéral est «sexiste».
Selon elle, toutes les coupes en santé ou dans les garderies s'attaquent à des emplois traditionnellement féminins. De plus, Mme David estime que les femmes pourraient du même coup choisir de rester à la maison sans mesures de l'État pour concilier le travail et la vie de famille.

«Les CPE étaient un gain énorme pour les femmes», se rappelle Nicole Morin, une participante du Sommet, à la retraite.

Celle qui se décrit fièrement comme une féministe trouve aberrant qu'une ministre refuse cette étiquette, compte tenu de toutes les barrières que les féministes ont démolies.

«Sans les féministes d'antan, nous ne serions pas ici : nous ferions une brassée de lavage», lance son amie Louise Tardif.

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