Marie-Christine Trottier
Agence QMI

Coderre veut qu'Uber fasse preuve de bonne foi

Marie-Christine Trottier

Dernière mise à jour: 10-02-2016 | 13h24

MONTRÉAL - Le maire de Montréal, Denis Coderre, aimerait «que tout le monde fasse preuve de bonne foi» pendant la durée des travaux de la commission parlementaire sur l'industrie du taxi.

Afin que les moyens de pression des chauffeurs de taxi cessent, il souhaite que les activités d'UberX arrêtent aussi.

«Ça prend une trêve du côté de l'industrie du taxi et pendant toute cette période-là, UberX doit cesser ses activités. On ne veut pas de dérapage, on ne veut pas que le pire puisse arriver. C'est très émotif et le gouvernement a déjà entamé des discussions pour l'avenir» a indiqué le maire de Montréal lors d'une séance du comité exécutif mercredi matin.

«Le temps de la commission parlementaire, il faut qu'on travaille tous ensemble et montrer sa bonne foi. Alors qu'on fasse une trêve», a-t-il ajouté en point de presse plus tard en matinée.

Pour M. Coderre, tant que Québec n'aura pas statué sur les services d'UberX, l'entreprise offre «du transport illégal».

«On croit au processus de l'Assemblée nationale. Ensuite, le gouvernement du Québec prendra des décisions. Entre temps, je pense que ça ne sert à rien de faire une surenchère et provoquer des incidents de part et d'autre», a-t-il indiqué.

Daoust en accord

Le ministre Jacques Daoust a semblé en accord avec la demande de M. Coderre.

«Je souscris à ce qu'il [Denis Coderre] fait pour une raison fort simple: l'application UberX telle qu'on la connaît en ce moment est illégale. Je ne veux pas simplement une trêve. Quelque chose qui est illégal, il faut que ça arrête tout le temps», a-t-il affirmé aux médias.

Il a mentionné qu'actuellement, les outils utilisés pour arrêter UberX sont les saisies de véhicules. Depuis 13 mois, environ 1000 véhicules conduits par des chauffeurs UberX ont été saisis.

Uber poursuit ses activités

Le porte-parole de Uber Canada, Jean-Christophe de Le Rue, a réagi par courriel en indiquant qu'il «est dommage de voir qu'encore une fois le maire Coderre veut protéger les intérêts du monopole de l'industrie du taxi et refuse d'écouter la volonté des Montréalais qui ont clairement indiqué leur désir d'avoir des options alternatives de transport sécuritaires, fiables et abordables.»

Depuis le lancement d'UberX au Québec, à l'automne 2014, environ 8000 personnes sont devenues des chauffeurs pour l'entreprise.

Mercredi matin, pendant la manifestation de taxis à l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, le «surge pricing», soit l'augmentation des coûts des courses en fonction de la demande, avoisinait le double du prix régulièrement demandé.

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