Catherine Bouchard
Agence QMI

Labeaume accuse les dirigeants de TransCanada «d'arrogance»

Catherine Bouchard

QUÉBEC - Régis Labeaume accuse les dirigeants de TransCanada «d'arrogance» en ne répondant pas clairement aux questions des élus concernés avec le projet Énergie Est.

Le maire de Québec n'y va pas avec des mots doux à l'endroit de l'entreprise. «Je les trouve soit arrogants, soit incompétents, ou un mélange des deux. C'est ça, le problème, avec ces gens-là», a lancé sévèrement M. Labeaume, dimanche, flanqué de son homologue de Calgary, Naheed Nenshi, qui abonde dans le même sens.

«C'est clair qu'il y a un problème avec les réponses aux questions, et c'est clair que je vais envoyer ce message à TransCanada et au gouvernement fédéral si je peux», a renchéri M. Nenshi.

«On a l'appui du maire de Calgary pour nous appuyer auprès de TransCanada, ça a bien du bon sens», s'est réjoui M. Labeaume.

En faveur du pipeline, M. Labeaume a mentionné devoir rencontrer des dirigeants de l'entreprise sous peu, sans toutefois préciser à quel moment. «On leur demande juste d'être compétents, de ne pas être arrogants et de faire leur travail.»

La question environnementale - soit la protection des cours d'eau - est, entre autres choses, au cœur des préoccupations de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui s'oppose à l'oléoduc.

«Il faut aussi que l'on donne des chances à l'Office national de l'énergie (ONÉ) de faire son travail, a fait remarquer M. Nenshi. Ce n'est vraiment pas aux maires du Canada et aux premiers ministres des provinces de décider.»

Lévis informe ses citoyens

De son côté, le maire de Lévis Gilles Lehouillier donne la possibilité à ses citoyens de se faire une tête sur le projet de TransCanada. «Tous les résumés des études du BAPE seront déposés dans les bibliothèques de la ville, parce que, tôt ou tard, les citoyens auront leur mot à dire dans ce dossier», a dit le maire.

M. Lehouillier ne se dit pas contre le projet, mais il insiste pour que les choses soient bien faites. «On n'a pas une attitude de fermeture, mais il y a trois conditions non négociables. Nos prises d'eau potable, nos cours d'eau et la sécurité», a-t-il conclu.

Avec la collaboration de Pierre-Paul Biron



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