Louis Gagné
Agence QMI

TransCanada: le Québec pas obligé de dire oui, plaide Couillard

TransCanada: le Québec pas obligé de dire oui, plaide Couillard

Philippe Couillard.Photo Archives / AFP

Louis Gagné

QUÉBEC - N'en déplaise au reste du Canada, le Québec n'a pas à se sentir obligé de dire «oui» au projet de pipeline d'Énergie Est simplement parce qu'il reçoit d'importants paiements de péréquation, a affirmé Philippe Couillard vendredi.

«Ce n'est pas parce que tout le monde ailleurs a dit «non» que là, nous, on est obligés de dire «oui». On a notre indépendance de décision», a déclaré le premier ministre en référence aux projets Keystone XL et Northern Gateway, qui tardent à se réaliser en raison de l'opposition des gouvernements de la Colombie-Britannique et des États-Unis.

«On reçoit de la péréquation, oui, et je l'ai déjà dit, la richesse canadienne a été largement développée dans l'Ouest, mais il n'est pas question d'accepter un lien entre le fait de recevoir de la péréquation puis la quelconque obligation d'accepter ce projet-là», a-t-il ajouté.

C'était la deuxième fois cette semaine que Philippe Couillard réagissait au mécontentement exprimé dans le reste du pays, particulièrement dans les provinces de l'Ouest, à la suite de la décision de la Communauté métropolitaine de Montréal de rejeter le projet d'oléoduc de TransCanada. Il a soutenu que l'inquiétude exprimée par les communautés locales était «tout à fait légitime».

«Il faut rappeler que le projet, c'est du nouveau pipeline au Québec. Ailleurs, c'est du pipeline déjà existant. Il faut que les Canadiens d'ailleurs qu'au Québec comprennent que ce n'est pas la même chose. Si ces questions étaient posées ailleurs au Canada, ce serait la même chose et les mêmes discussions», a fait valoir le premier ministre.

Avec la collaboration de Stéphanie Martin

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