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Violence familiale: Saguenay et Gatineau en haut de la liste

Violence familiale: Saguenay et Gatineau en haut de la liste

Sans surprise, ce sont les femmes davantage que les hommes qui étaient les plus susceptibles de déclarer avoir subi les formes de violence les plus graves.Photo Fotolia

OTTAWA - Les villes de Saguenay et Gatineau ont affiché en 2014 les plus hauts taux de violence familiale déclarée par la police parmi les régions métropolitaines de recensement au pays, a rapporté jeudi Statistique Canada.

Saguenay a enregistré un taux de 342,8 victimes par 100 000 habitants alors que Gatineau a affiché un taux de 327,2 victimes par 100 000 habitants, selon le rapport annuel sur la violence familiale au Canada.

Trois-Rivières affichait le quatrième plus haut taux de violence familiale, avec 311,5 victimes par 100 000 habitants, tout juste après Saint John au Nouveau-Brunswick, qui avait un taux de 314,4 victimes. À Montréal, le taux de violence familiale était de 292,9 victimes par 100 000 habitants en 2014.

À l'inverse, Ottawa et St. Catharines-Niagara, en Ontario, ont enregistré les plus bas taux, respectivement de 93,9 et de 110,5, par 100 000 habitants.

Violence conjugale en baisse au pays

Selon les résultats de l'Enquête sociale générale sur la victimisation, la violence conjugale déclarée à la police a baissé significativement au pays, alors que 4 % des Canadiens ont indiqué avoir été victimes de violence physique ou sexuelle de la part de leur conjoint ou ex-conjoint en 2014. Cette proportion était de 7 % en 2004.

Au Québec, le taux de violence conjugale déclarée était de 3,5 % en 2014, en baisse par rapport à 5,4 % en 2004. Les baisses les plus importantes ont été enregistrées en Alberta, au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique.

Près de la moitié (49 %) des victimes de violence conjugale au pays ont affirmé avoir subi de la violence une fois au cours des cinq années précédentes, alors que 35 % ont rapporté entre deux et 10 épisodes violents.

Plusieurs victimes ont déclaré avoir subi de la violence conjugale après une rupture. Sans surprise, ce sont les femmes davantage que les hommes qui étaient les plus susceptibles de déclarer avoir subi les formes de violence les plus graves.

Près de la moitié des victimes de violence conjugale ont affirmé avoir subi des mauvais traitements durant leur enfance ce qui, selon Statistique Canada, indique «qu'il pourrait y avoir un lieu entre la violence durant l'enfance et la violence conjugale à l'âge adulte».

Ce sont les Autochtones qui sont les plus susceptibles de souffrir de violence conjugale, surtout les femmes. Le taux de violence conjugale chez les Autochtones était pratiquement stable, à 9 % en 2014, alors qu'il était de 10 % en 2009.

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