Anne-Marie Provost
Agence QMI

Amir Khadir s'oppose au quota de 1500 patients

Anne-Marie Provost

MONTRÉAL - Le député de Québec solidaire Amir Khadir et cinq médecins de famille demandent le retrait du projet de loi 20, qui vise à leur imposer un quota de 1500 patients par année. Ils affirment que cette exigence ne tient pas compte de la réalité.

«Le suivi des patients prend du temps. En suivre 25 par jour comme le demande Gaétan Barrette, c'est irréaliste, c'est me demander de faire de la mauvaise médecine», a affirmé Marie-Claude Goulet, médecin au CLSC des Faubourgs, en conférence de presse dimanche.

Mme Goulet qui en suit actuellement une douzaine par jour s'en prend à la «médecine de volume» et soutient que le projet de loi ne tient pas compte des différentes pratiques.

«Quatre-vingt-cinq pour cent des médecins en urgence sont des médecins de famille et ils seront obligés de pratiquer à l'extérieur, ça va fragiliser les urgences», a dit Amir Khadir.

Craintes de départs

Les médecins craignent que l'adoption du projet de loi entraîne le départ de médecins affiliés à la RAMQ vers le privé ou la retraite anticipée.

Ils s'appuient notamment sur la démission récente de Vincent Demers, anciennement chef du département de médecine générale du CSSS Jeanne-Mance et activement impliqué dans son milieu.

Dans une lettre qui a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux, il avait émis de fortes critiques contre les projets de loi 10, 20 et 28.

Mauvaise connaissance

Selon Amir Khadir, le ministre Barrette aurait dû consulter les médecins de famille avant d'écrire le projet de loi.

«C'est une invention de M. Barrette, qui ne connaît pas la médecine familiale. Tout ce qu'il propose va à l'encontre de ce qu'on enseigne dans les facultés de médecine en terme de bonne pratique», a-t-il martelé.

Le député appelle les autres médecins à protester publiquement contre le projet de loi.

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