Louis Gagné
Agence QMI

La CEIC aurait pu aller plus loin, selon le PQ

La CEIC aurait pu aller plus loin, selon le PQ

Stéphane Bédard. Photo archives / Agence QMI

Louis Gagné

QUÉBEC - Même s'il dresse un «bilan très positif» des travaux de la commission Charbonneau, le chef intérimaire du Parti québécois (PQ), Stéphane Bédard, admet être resté sur sa faim.

M. Bédard a affirmé, vendredi, qu'il aurait souhaité entendre d'autres témoignages, dont celui de l'ancien collecteur de fonds libéral Marc Bibeau, qui est soupçonné d'avoir participé à un stratagème de financement illégal.

«J'aurais souhaité entendre quelqu'un comme M. Bibeau expliquer comment se faisait le financement [au Parti libéral]. Je pense que les Québécois s'attendaient à ça», a déclaré M. Bédard.

Stéphane Bédard a néanmoins reconnu que les travaux de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction (CEIC) avaient permis de démontrer à quel point «le crime organisé et la corruption étaient installés» à tous les niveaux.

De son côté, le leader parlementaire du Parti libéral, Jean-Marc Fournier, a souligné «le travail colossal» accompli par la commission. S'il n'était pas en mesure de dire si son gouvernement allait mettre en œuvre l'ensemble des recommandations qui seront formulées par la CEIC, M. Fournier a indiqué qu'il «y avait un préjugé favorable à ce qu'elles soient appliquées».

«Il est évident qu'on va regarder chacune des recommandations comme ayant été le fruit d'une analyse et d'une connaissance factuelle fines», a-t-il dit.

La Coalition avenir Québec (CAQ) a elle aussi dressé un bilan positif des travaux de la commission d'enquête. Même si elle attend avec intérêt le rapport de la juge France Charbonneau et de son équipe, la porte-parole de la CAQ en matière d'intégrité et de justice, Nathalie Roy, a fait valoir que des gestes pouvaient être posés dès maintenant pour contrer la collusion.

Elle a invité le gouvernement à améliorer la protection des dénonciateurs et à mieux encadrer les nominations politiques afin de les rendre moins partisanes. La députée de Montarville a également demandé que l'État récupère les sommes qui ont été volées par les entreprises ayant trempé dans la collusion.

«Il faut aller de l'avant et se faire rembourser rapidement parce qu'il y a aussi une prescription qui court, a dit Mme Roy. On va donc continuer à talonner le gouvernement là-dessus.»

La CAQ a profité de la fin des audiences de la CEIC pour demander une nouvelle fois au gouvernement de déclencher une enquête sur l'octroi des contrats informatiques.

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