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Jour d'élections pour les commissions scolaires

Dernière mise à jour: 02-11-2014 | 23h43

MONTRÉAL - Les électeurs étaient appelés à faire un choix dimanche parmi les candidats aux postes de commissaires et présidents des quelque 72 commissions scolaires du Québec.

Les bureaux de vote ont fermé leurs portes à 20 h.

Pour ce qui est de la Commission scolaire de Montréal, la présidente sortante, Catherine Harel Bourdon, du MÉMO, a été confortablement élue avec 59,62 % du suffrage. Sa plus proche rivale, Jocelyne Cyr, obtenait 22 % du vote.

Le MÉMO a tout raflé en faisant élire ses 13 candidats.

Du côté de la Commission scolaire English-Montréal, vers 23 h 30, la course au niveau de la présidence était menée par la candidate Angela Mancini largement en avance face à Anne Lagacé Dowson.

Les élections scolaires n'ont pas la cote auprès de la population et souffrent d'un faible taux de participation. En 2007, seulement 7,9 % des électeurs s'étaient prononcés.

Vendredi, la Fédération des comités de parents a rappelé l'importance de se prononcer sur les grandes orientations et les priorités du système public d'éducation.

Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, il a prévenu il y a quelques jours que si le taux de participation était faible, il modifierait le rôle des commissions scolaires, allant peut-être même jusqu'à les abolir.

Dimanche, à Reykjavik, en Islande, où il terminait un voyage officiel, le premier ministre Philippe Couillard a répété que des changements auraient lieu incessamment.

«On est en train de travailler sur une révision assez profonde du mandat et des responsabilités des différents paliers dans le réseau scolaire, a-t-il dit. On est très prudent parce qu'il n'est pas mauvais notre réseau scolaire. Nos enfants réussissent bien dans les tests internationaux. Il faut être prudent dans ce que l'on fait. Il faut s'assurer qu'on a l'intérêt de l'élève et des enseignants tout le temps au premier plan. Vous allez voir au cours des prochaines semaines une évolution vers une décentralisation plus grande vers les écoles, les enseignants, la salle de classe.»

Organisation complexe

L'organisation d'élections scolaires est aussi complexe que celle d'un scrutin municipal, provincial ou fédéral.

«Aujourd'hui, on a 126 sections de votes, ce qui veut dire qu'on a dû engager au moins deux personnes par section. On a fait la même chose la semaine dernière avec le vote par anticipation où on avait 63 sections de vote», a expliqué le directeur du scrutin à la Commission scolaire de la Capitale, Jacques Maheu.

«Quand on regarde tout ça, on a engagé près de 600 personnes», a-t-il complété.

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