Brian Daly
Agence QMI

Lac-Mégantic: pas d'indemnisation sans accusations

Brian Daly

MONTRÉAL - Les proches des personnes qui ont été tuées dans la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic ne recevront pas de compensation, tant que des accusations criminelles ne seront pas portées, a appris l'Agence QMI.

«Pour l'instant, nous attendons de voir si des accusations seront portées parce que ça nous prend la preuve d'un acte criminel», a précisé Dominique Blais, conseillère juridique au programme d'Indemnisation des victimes d'actes criminels (IVAC).

«On en est là, dans les prochains jours une décision devrait être rendue, mais ce matin (lundi) je ne peux pas vous répondre», a-t-elle ajouté.

En juillet dernier, 47 personnes ont été tuées alors qu'un train transportant du pétrole brut a déraillé et explosé dans le centre-ville de Lac-Mégantic, en Estrie.

Notre bureau d'enquête a rapporté samedi que les policiers croient que des accusations d'actes criminels seront portées contre au moins trois personnes, dont l'ingénieur de train et le président de la Montreal, Maine and Atlantic Railway, Ed Burkhardt. Ils ont transmis leur enquête aux procureurs du Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui auront le dernier mot concernant les accusations.

Des familles se sont plaintes qu'elles n'avaient toujours pas reçu de chèque de la part du programme d'indemnisation des victimes d'actes criminels (IVAC).

L'IVAC a toutefois précisé que ce ne sont pas tous les proches de victimes qui recevront une indemnisation. Richard Turcotte, qui a perdu sa fille Élodie dans l'explosion, a affirmé au Journal de Québec qu'il est en colère contre l'IVAC.

«Ils ont décidé de ne rien nous donner en attendant de voir la suite des procédures judiciaires, même s'ils pouvaient le faire. Ils m'ont aussi dit que mes fils ne pouvaient pas être comptés parmi les victimes, parce qu'ils ne sont pas allés sur les lieux du drame, cette nuit-là», a-t-il dit.

Incapables de retourner travailler après l'accident, M. Turcotte et sa femme ont dû se résoudre à vivre de l'assurance-emploi. «Mais ce n'est pas éternel. Un moment donné, on avait des factures à payer. Il a fallu retourner à nos emplois», a ajouté M. Turcotte.



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