Pierre Duchesne tranche pour une indexation de 3%


Régys Caron

Le gouvernement Marois prévoit indexer les droits de scolarité à l'université de 3% dès l'an prochain.

Québec a choisi d'aligner l'indexation sur la croissance du revenu disponible des familles. «Cette approche permettrait d'aligner les augmentations sur l'enrichissement collectif», a expliqué le ministre de l'Enseignement supérieur Pierre Duchesne.

Ainsi les droits de scolarité seront majorés d'environ 70$ par année. Le gouvernement entend maintenir cette indexation au cours des prochaines années. De plus, les frais afférents facturés aux étudiants seront indexés de 3%.

Ainsi, la part des étudiants sur le total de la facture de leur formation aura tout de même diminué de 13% à 12,8% entre 2012 et 2019. D'ici là, ils paieront collectivement 187 millions$ de plus pour leurs études.

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Gel réclamé par les étudiants

Le gel réclamé par les étudiants aurait été la recette pour une nouvelle crise, a plaidé le ministre Duchesne. «On ne peut pas se permettre, comme société, une crise tous les cinq ou 10 ans», a-t-il dit aux étudiants ayant exprimé leur désaccord.

Québec prévoit remplacer la bonification du régime de prêts et bourses instaurée par le gouvernement Charest par une autre, moins coûteuse.

Le gouvernement prévoit 263 millions$ additionnels en bourses en portant le seuil de contribution parentale de 28 000$ à 45 000$ en 2015-2016.

De même, le gouvernement prévoit réduire de 20% à 8% le crédit d'impôt pour droits de scolarité.

En six ans, Québec aura ainsi dégagé 379 millions $ et prévoit lancer un cinquième chantier de travail avec les associations étudiantes pour introduire de nouvelles améliorations de l'aide financière aux études.

Modulation des droits de scolarité

De plus, le gouvernement soumet à la discussion la modulation des droits de scolarité suivant les domaines d'études. Ainsi, un étudiant en philosophie paierait moins cher pour étudier qu'un étudiant en médecine. Pauline Marois a avoué ne pas croire à cette formule.

Le gouvernement Marois maintient son intention de calculer une partie du financement des universités en fonction des étudiants de première génération, c'est-à-dire des étudiants provenant de familles où il n'y a pas de diplômés universitaires.

Le gouvernement prévoit créer un autre groupe de travail à cet effet,qui sera mandaté pour produire un rapport d'ici la fin de l'année. Suivra par la suite une consultation au cours de l'hiver 2014. La nouvelle politique de financement des universités sera mise en œuvre à partir de l'année 2014.

Québec maintient son intention d'investir 1,7 milliard$ dans le réseau universitaire sur sept ans. Le gouvernement prévoit consacrer 50% de cette somme à l'enseignement, ce qui permettra l'embauche de nouveaux professeurs. De plus, 25% de l'enveloppe sera consacrée au soutien à la recherche.

Pomme de discorde

Les compressions de 250 millions$ imposées par le gouvernement pour les années 2012-2013 et 2013-2014 demeurent une pomme de discorde entre les recteurs et le gouvernement. Les deux parties ne parviendront pas à s'entendre avec le gouvernement Marois au cours de ce Sommet, a appris Le Journal de Québec.

Ce Sommet se terminera avec le lancement de sept «chantiers de travail» sur autant de sujets: aide financière aux étudiants, mode de financement, recherche, charte des universités, Conseil des universités, reddition de compte, cégeps.

Avec l'appui de la FTQ, les étudiants réclament un chantier supplémentaire portant sur la gratuité.


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