Il est arrêté ivre au volant de son autobus scolaire

Dernière mise à jour: 21-02-2013 | 18h57

SAGUENAY - Un chauffeur d'autobus scolaire a été arrêté jeudi matin alors qu'il conduisait en état d'ébriété avec plus de deux fois la limite permise à Saguenay. Son employeur n'a pas attendu et l'a congédié sur-le-champ.

Les policiers ont reçu un appel les informant qu'un chauffeur d'autobus semblait endormi au volant.

«Ce sont des citoyens qui nous ont contactés pour nous faire part de la situation, a fait savoir Bruno Cormier du Service de police de la Ville de Saguenay. Immédiatement, nous avons localisé l'individu et nous l'avons intercepté.»

Son autobus était près de la polyvalente Kénogami.

L'employeur a été avisé par la commission scolaire et il a lui-même remplacé le chauffeur quand il a constaté ses yeux hagards.

Il n'a eu aucun doute dès ce moment que son chauffeur était ivre. Le chauffeur, lui, a été amené par les policiers.

Le conducteur d'autobus, un homme de 44 ans, travaillait depuis cinq ans pour son employeur qui n'avait jamais eu de problème avec lui.

Chaque matin, il était responsable de deux trajets: un pour une école primaire où il transportait une douzaine d'enfants et un deuxième vers une école secondaire avec une quarantaine de passagers.

Sanctions

Il semble que jeudi matin, il a complété son premier trajet, mais seulement un tiers du deuxième.

Il a été relâché en avant-midi sous promesse de comparaître ultérieurement.

La seule consolation est que le chauffeur ne semble pas avoir été impliqué dans un accident ou un accrochage.

La police pourrait éventuellement interroger ses jeunes passagers, si un procureur de la Couronne estime qu'il est important de connaître sa conduite pendant son tout dernier quart de travail.

«Est-ce que ce sera nécessaire de rencontrer les enfants? Il est trop tôt pour le dire», a répondu Bruno Cormier.

Chose certaine, le statut et le taux d'alcoolémie de l'accusé inciteront à la sévérité.
«Déjà, à deux fois la limite permise, le code criminel prévoit une sanction minimale, croit l'avocat

Julien Boulianne. Il ne peut pas être jugé sur ce qui aurait pu arriver, mais il est clair que le fait d'être chauffeur d'autobus scolaire est un facteur aggravant.»

La Commission scolaire n'a pas voulu commenter.

- Avec la collaboration de Jean Houle



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