Le Parti québécois embarrassé par un vote

Compressions budgétaires - Le Parti québécois embarrassé par un vote

La première ministre Pauline Marois Photo Mathieu Bélancer / Reuters


Régys Caron

QUÉBEC - Le gouvernement Marois a voté mardi en faveur d'une motion engageant l'Assemblée nationale à renoncer aux 250 millions $ de compressions budgétaires qu'il a lui-même imposées aux universités.

Dans un moment de distraction, peu après la période de questions au Salon bleu de l'Assemblée nationale, les députés du Parti québécois ont appuyé une motion déposée conjointement par le député caquiste Stéphane Lebouyonnec, le libéral Gerry Sklavounos et la solidaire Françoise David, qui va à l'encontre de la décision du gouvernement péquiste.

Le libellé de la motion sans préavis se lit ainsi : «Que l'Assemblée nationale exige du gouvernement qu'il renonce aux compressions budgétaires imposées en fin d'exercice financier aux universités puisqu'elles se traduiront par une augmentation du déficit accumulé des universités; Que l'Assemblée nationale réitère l'importance pour le gouvernement de réinvestir dans l'enseignement supérieur.»

Le Leader parlementaire adjoint du gouvernement, Mathieu Traversy, aurait donné son consentement au dépôt de ladite motion en se trompant de ligne sur son ordre du jour. Les députés ministériels ont demandé à revenir en arrière, mais les députés des partis d'opposition ont refusé.

La motion serait toutefois sans conséquence selon le gouvernement puisqu'il s'agit d'un «souhait» de l'Assemblée nationale, a expliqué le cabinet du leader parlementaire du gouvernement Marois.

Vidéos

Photos