Une simulation de Transports Québec montre que la loi n'est pas respectée

QUÉBEC - Six mois après son entrée vigueur, les automobilistes ne respectent pas tous la loi sur le corridor de sécurité.

Le ministère des Transports s'est livré à une simulation, mardi matin, sur l'autoroute Henri-IV, à Québec. Il a installé sur le bas côté un faux véhicule en panne, derrière lequel stationnait une camionnette de surveillance de Transports Québec, gyrophares jaunes et feux de signalisation allumés. Dans les minutes qui ont suivi, une dépanneuse est également arrivée sur place, gyrophares allumés, elle aussi.

Durant cette fausse intervention, à peine la moitié des automobilistes ont changé de voie ou se sont légèrement déportés vers la gauche. Et, parmi les automobilistes qui sont restés sur la voie de droite, à peu près personne n'a ralenti.

Pourtant, la loi est claire : il faut changer de voie à l'approche d'un véhicule d'urgence ou de surveillance stationné sur le bord d'une route ou, si c'est impossible, il faut ralentir.

«À peu près 80 % des gens savent que la mesure existe, 50 % sont capables de décrire précisément ce qu'on doit faire, a toutefois affirmé Guillaume Paradis, de Transports Québec. Malheureusement, entre connaître l'existence d'une mesure et son application sur le terrain, il y a une marge.»

Au fil du temps, depuis l'adoption de la loi sur le corridor de sécurité, on a aussi remarqué que les automobilistes sont plus enclins à l'observer lorsque c'est une voiture de police qui est stationnée sur le côté de la route.

«Lorsqu'il y a des voitures de police, les gens ont plus tendance à se tasser, a ajouté M. Paradis. Cependant, la loi s'applique également aux dépanneuses et aux véhicules de surveillance avec des feux orange.»

Depuis l'entrée en vigueur de la loi, les policiers de la Sûreté du Québec ont émis 1300 avis de contravention à des automobilistes qui ne la respectaient pas.


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