Fournier lance un ultimatum au PQ


Jean-Luc Lavallée

LAC-BEAUPORT - Plaidant l' «urgence d'agir», les libéraux pressent le gouvernement Marois de déposer d'ici le 1er avril «au plus tard» des projets de loi pour encadrer l'exploitation des mines et des hydrocarbures.

«Tant que nous n'aurons pas un cadre clair, des redevances précises, de la prévisibilité pour les investisseurs, ça ne sert à rien d'aller à Davos pour dire aux gens de venir investir ici ! Ils ne mettront pas des milliards $ s'ils ne savent pas les conditions qui entourent ça», a martelé le chef par intérim du Parti libéral Jean-Marc Fournier lors d'un point de presse mardi.

Déplorant la «paralysie totale» du gouvernement quant à l'exploitation des richesses naturelles, les libéraux ont convenu de faire de cet enjeu une priorité de la prochaine session parlementaire, lors de leur caucus à Lac-Beauport dans la région de Québec.

Les libéraux, faut-il le rappeler, nommeront leur nouveau chef le 17 mars, soit deux semaines avant l'échéancier avancé au 1er avril. Bien que la sortie des libéraux ait toutes les apparences d'un ultimatum, M. Fournier a refusé d'évoquer la possibilité de faire tomber le gouvernement sur cet enjeu.

Dans les circonstances, il a été forcé de convenir que les moyens de persuasion sont limités. «Écoutez, on n'a pas les moyens de faire autre chose que de pouvoir argumenter et établir ce qu'il y a devant nous».

Minicentrales hydroélectriques

Par ailleurs, M. Fournier a vivement réagi à l'annonce du gouvernement Marois d'annuler six projets de minicentrales, accusant la ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet d'avoir une «vision à court terme».

«Écoutez, on annonce pour plusieurs régions du Québec la fin d'un levier économique pour le développement de leur région puis on fait ça avec un communiqué de presse ! Je suis étonné. Il y a dix jours à peine, Mme Marois disait que des surplus d'électricité, c'était bon pour attirer des entreprises et faire du développement économique», a-t-il déclaré, se posant en défenseur des régions touchées.

«Il y avait des minicentrales qui avaient été prévues pour le développement économique des régions puis là c'est plus bon ? Comment ils ont dit ça aux régions ? Quand est-ce qu'il y a eu une rencontre sur le sujet ? Est-ce qu'on a parlé aux développeurs économiques de ces régions-là ? Comment on va les indemniser ?», a renchéri M. Fournier.


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