Avortement: trois conservateurs évoquent des cas d'homicide


Daniel Proussalidis

OTTAWA - Trois députés conservateurs ont demandé à la GRC de faire enquête sur des cas d'avortements qui, avancent-ils, pourraient s'être soldés en homicides.

Dans une lettre envoyée le 23 janvier au commissaire Bob Paulson de la GRC, le député saskatchewanais Maurice Vellacott a indiqué qu'il y a eu 491 morts de fœtus nés vivants au Canada entre 2000 et 2009, à la suite d'avortements pratiqués après 20 semaines de gestation.

«Les fœtus ont été extirpés de l'utérus alors, en vertu du Code criminel du Canada, ce sont des personnes», a affirmé le député d'arrière-ban à l'Agence QMI.

La GRC a accusé réception de la lettre, qui a aussi été signée par les députés Leon Benoît et Wladyslaw Lizon, mais elle n'a donné aucune indication sur la réponse qu'elle donnera à la requête.

Aux Communes, le NPD a exigé du premier ministre Stephen Harper qu'il dise clairement que «l'avortement n'est pas un crime».

M. Harper a répondu en soulignant que l'avortement au Canada est légal.

«Notre gouvernement, incluant moi, a été très clair à l'idée qu'il n'a pas l'intention de changer la loi», a-t-il dit.

M. Vellacott a indiqué que le premier ministre et le NPD font fausse route, parce qu'il ne fait que soulever la possibilité qu'un crime ait été commis après un avortement.


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