L'exemple doit venir d'en haut


Diane Tremblay

QUÉBEC – Le président du syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec, Jean Gagnon, affirme que l’exemple doit venir d’en haut en ce qui a trait aux concessions demandées aux employés par rapport aux fonds de pension.

Il est inadmissible, selon lui, que des élus puissent avoir droit à des allocations de départ et de transition pouvant totaliser plus de 140 000 $, sans compter leur éligibilité au régime de retraite, après deux ans de service.

À titre d’exemple, M. Gagnon cite le président du conseil municipal, Jean-Marie Laliberté, qui, à son départ après 25 ans de service, touchera 100 semaines de salaire : 50 à titre d’allocation de départ et 50 comme allocation de transition.

En plus de ces allocations, qui lui procureront un revenu de tout près de 142 000 $, M. Laliberté, déjà retraité du gouvernement, aura droit à un fonds de pension à vie auquel il aura cotisé 23 % de sa valeur.

Le président du syndicat y est allé d’un autre exemple, soit celui de la conseillère Lisette Lepage, qui touchera 136 000 $ de primes et d’allocations lors de son départ à la retraite, selon ses prétentions.

Étant donné que M. Laliberté et Mme Lepage quittent pour leur retraite, M. Gagnon s’interroge sur la légitimité de leur verser une allocation de transition.

Le vice-président du comité exécutif, François Picard, qui a aussi annoncé son retrait de la vie politique, toucherait quant à lui près de 87 000 $ d’allocations de départ.

«Connaissez-vous beaucoup de personnes autres que les élus qui ont droit à autant d’argent public lorsqu’ils quittent leurs fonctions? Il n’y a aucun fonctionnaire municipal qui a droit à ces conditions de travail actuellement. Quand on se permet de dire qu’on est des privilégiés de la société, je pense qu’ils devraient commencer par se regarder», a ajouté M. Gagnon.

En déclarant publiquement récemment qu’il n’y aura pas de convention collective sans d’abord régler le problème des régimes de retraite, le maire Régis Labeaume a discrédité les représentants de la Ville à la table de négociation, a-t-il poursuivi.

Par conséquent, le syndicat se retire du processus de conciliation au terme d’une dizaine de rencontres.


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