Les travailleurs saisonniers sont les plus durement touchés par cette réforme et 40% d'entre eux se retrouvent au Québec. Près de 27% se retrouvent dans les Maritimes et 8% en Alberta.
«On ne pêche pas le homard au mois de janvier, on ne plante pas des arbres au Saguenay-Lac-Saint-Jean au mois de février, les Québécois et les Montréalais vont pas voir les baleines dans le Saint-Laurent au mois de mars», a indiqué Alexandre Cloutier.
Le ministre et député de Lac-Saint-Jean a même brandi la menace de rapatrier l'assurance-emploi au Québec, une idée déjà envisagée auparavant par le Parti québécois.
«Il y a de lourdes conséquences sur les finances publiques du Québec parce que dois-je vous rappeler qu'il y a des gens qui ne se qualifient plus à l'assurance-emploi, a-t-il précisé. Certains se retrouveront sans aucun chèque et d'autres se ramasseront carrément sur l'aide sociale.»
Alexandre Cloutier a indiqué que sa collègue Agnès Maltais, ministre du Travail et ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, doit rencontrer prochainement la ministre fédérale des Ressources humaines, Diane Finley, pour discuter du dossier.