MONTRÉAL - En 2013, la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) souhaite une meilleure écoute des élus, une bonification du Régime des rentes du Québec ainsi qu'un contrôle accru de la main-d'œuvre étrangère.
Selon le président la FTQ, Michel Arsenault, le gouvernement provincial n'est pas respectueux envers les travailleurs. «Aussitôt élue, Mme Marois s'est précipitée pour fermer Gentilly 2 et retirer l'aide à la mine d'amiante Jeffrey, a-t-il soutenu. Il y a maintenant des centaines de travailleurs dans la rue, dont certains qui songent à vendre leur maison pour avoir droit à l'aide sociale. C'est inacceptable.»
La FTQ dénonce aussi des actions du gouvernement fédéral, qui selon elle «vont à l'encontre des intérêts des travailleurs». L'issue des négociations d'Air Canada et de Postes Canada, les modifications au régime d'assurance-emploi et les compressions dans la fonction publique n'ont pas fait l'unanimité.
Le RRQ a besoin d'amélioration
En 2013, M. Arsenault a aussi dit vouloir insister auprès du gouvernement québécois au sujet des rentes de la Régie des rentes du Québec (RRQ).
Il a salué une initiative récente du nouveau ministre des Finances. «Contrairement à Raymond Bachand, Nicolas Marceau a admis que les fonds de retraite devaient être améliorés», a évoqué le président de la FTQ.
Michel Arsenault a aussi mis l'accent sur la responsabilité des employeurs. «Le gouvernement libéral avait déresponsabilisé les employeurs par rapport au régime de retraite volontaire, a-t-il expliqué. Pourtant, c'est aussi leur affaire. Une augmentation du RRQ, ce n'est pas une proposition corporative, ça va profiter à l'ensemble des Québécois».
Selon des données émises par la FTQ, seulement un québécois sur trois aurait actuellement droit à une retraite acceptable.
Exploiter les ressources naturelles
La centrale syndicale souhaite également une meilleure exploitation des ressources naturelles. «Enrichir le Québec, ça ne veut pas dire de laisser des étrangers exploiter nos ressources et de se sauver avec, a exprimé le président. Ça signifie de créer ici des produits à valeur ajoutée afin de dynamiser le secteur manufacturier».
La FTQ est particulièrement inquiète du fait que beaucoup de main-d'œuvre est recrutée à l'extérieur du Québec. «Je n'ai rien contre l'immigration, c'est nécessaire pour faire vivre une province, a soutenu M. Arsenault. Par contre, je crois que les Québécois devraient être prioritaires dans le domaine de l'emploi». Dans le secteur des ressources naturelles, des immigrants débarquent au Québec pour travailler à moindre coût.
«Le Plan Nord de Jean Charest était, selon nous, une bonne idée, a admis Michel Arsenault. Le problème, c'est qu'on savait où était le Nord, mais on cherchait le plan. Nous espérons pouvoir assister à la concrétisation d'un projet plus clair cette année».