Il n'y a pas d'entente sur la question des pensions

Les ministres des Finances du pays, qui se rencontraient lundi au Lac Meech, près de Chelsea, en Outaouais n'ont pas réussi à s'entendre sur la question du régime des pensions de retraite.

La population vieillit et les statistiques sont inquiétantes. Les ministres ont donc débattu d'une possible hausse des contributions des employeurs et des travailleurs aux régimes de pensions publics du pays.

«Beaucoup de Canadiens n'épargnent pas assez en prévision de la retraite», a dit le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty.

Les provinces semblent d'accord avec l'idée d'une hausse des cotisations, mais le Québec refuse de faire cavalier seul.

«Il n'est pas question d'aller de l'avant seul, ça prend une entente», a tranché Nicolas Marceau, le ministre des Finances et de l'Économie du Québec.

Pour modifier le régime de pension du Canada, une majorité de provinces représentant les deux tiers de la population doivent être d'accord.

Si l'Ontario soutient que le temps est venu de hausser les cotisations, plusieurs craignent des répercussions négatives.

Des regroupements d'employeurs estiment qu'une augmentation nuirait à la création d'emplois, ce qui est possible à court terme, a reconnu Nicolas Marceau.

«Quand on demande aux employés et employeurs de mettre plus de dollars de côté, ça a un effet bénéfique à long terme, mais effectivement, à court terme, il y a des impacts sur l'emploi, a-t-il dit. Il faut trouver l'équilibre entre ces deux effets-là.»

Puisque les ministres ne sont pas parvenus à une entente, les décisions sont reportées au mois de juin, le temps de voir comment l'évolution de l'économie.

Nicolas Marceau annonce un projet de loi

En marge de la rencontre fédérale-provinciale des ministres des Finances, Nicolas Marceau a indiqué que le gouvernement du Québec déposera au printemps 2013 un projet de loi afin de mettre en œuvre les nouveaux régimes volontaires d'épargne-retraite.

«La mise en œuvre des régimes volontaires d'épargne-retraite facilitera l'épargne et permettra à tous les travailleurs d'avoir accès à un régime de retraite collectif », a indiqué le ministre.

Augmenter le financement de la santé

Le ministre Marceau a par ailleurs rappelé que la part fédérale du financement des dépenses en santé des provinces est actuellement de 21 %, «un pourcentage bien en deçà de la part initiale de 50 % établie lors de la mise en place des systèmes de santé au Canada».

«La position du Québec à cet égard est de voir la part du financement fédéral en santé augmenter graduellement à 25 % d'ici dix ans», a-t-il dit.

Quant au nouveau plan fédéral en matière d'infrastructure prévu à compter de 2014, le ministre a indiqué que son gouvernement souhaite recevoir sa part sous la forme d'un transfert «en bloc» dans le respect de ses priorités et de ses compétences.


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